Hirak: Une nouvelle preuve retarde l'audition de Zefzafi

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HOCEIMA
Thousands of Moroccans shout slogans during a demonstration in the northern town of Al-Hoceima against official abuses and corruption, Morocco May 30, 2017. REUTERS/Youssef Boudlal | Youssef Boudlal / Reuters
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HIRAK - Il avait été convoqué pour une troisième audition devant le juge d’instruction, ce mardi, mais l’interrogatoire n’a finalement pas eu lieu. Selon son avocat, Mohammed Ziane, qui rapporte au HuffPost Maroc cette information, aucune date n’a été fixée, pour le moment.

Au cours de cette séance, l’accusé devait, d’après son avocat, être confronté aux preuves dont dispose le parquet. "Ils n’ont même pas fait venir Nasser Zefzafi et je n’ai plus l’occasion de le voir parce qu’on me l’a interdit", regrette Me Ziane.

Concernant ces preuves, il semble que le ministère public détient un nouvel élément. Il est question de cinq conversations téléphoniques de longue durée entre un Marocain résidant aux Pays-Bas et le directeur et rédacteur en chef du site Badil.info, Hamid El Mahdaoui.

Dans celles-ci, l’interlocuteur de Hollande lui aurait révélé avoir fait don de "160.000 euros au Hirak". Un élément qui aurait, estime l’avocat, justifié le renvoi de l’interrogatoire, le temps pour le parquet de mener son enquête sur ces conversations et déterminer qui dans le Hirak aurait reçu "ce don".

En attendant, El Mahdaoui sera présenté demain au juge d’instruction à Casablanca. Il aura donc à s’expliquer sur ces coups de fil. Badil.info explique, dans un article, que son directeur et rédacteur en chef "a été auditionné en tant que témoin dans cette affaire d’appels téléphoniques qu’il a reçu d’un inconnu avant que le procureur général près la cour d’appel de Casablanca n’ordonne l’ouverture d’une enquête avec lui pour non révélation d’attentat contre la sûreté de l'Etat, conformément à l’article 209 du code pénal". Ce dernier prévoit entre deux et cinq ans de prison et une amende de 1.000 à 10.000 dirhams contre toute personne "ayant connaissance de projets ou d'actes tendant à la perpétration" de ces faits.

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