La rentrée sociale sera calme, selon Tebboune

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TEBBOUNE HADDAD
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Après avoir enterré la hache de guerre, Gouvernement, UGTA et patronat ont souligné hier leur volonté d'avancer "ensemble", dans la "stabilité" et le "calme".

A l'occasion de la réunion tenue hier au palais du gouvernement, Tebboube a affirmé que la rentrée sociale sera "calme et sans problèmes", critiquant ceux qui tentent de "noircir" aux Algériens la situation financière du pays.

"La rentrée sociale, contrairement à ce que disent certains, sera correcte, calme et sans problèmes", a déclaré M. Tebboune lors de la réunion qu'il a tenue avec les partenaires du Pacte national économique et social de croissance (UGTA et Patronat) pour préparer la prochaine réunion de la Tripartite.

Il a estimé, par la même occasion, que "des gens tentent de noircir la situation financière du pays à des Algériens, alors que l'Etat n'a pas recouru à l'endettement et que les projets sont toujours en cours de réalisation, notamment ceux de l'enseignement, la santé, le logement, ainsi que la prise en charge sociale qui sont intouchables".

Effaçant d'une revers de main les déclarations des uns et ds autres de la dernières semaine, Tebboune a souligné que le patronat "constitue pour le gouvernement un partenaire indissociable dans la croissance économique", saluant le rôle "stabilisateur" que joue l'UGTA au sein du monde de travail.

Le Premier ministre a salué également les entreprises publiques et privées pour "les efforts consentis en vue de créer de la richesse", estimant que "seule l'entreprise est en mesure de générer cette richesse".

M. Tebboune, qui a relevé l'importance de la stabilité dans tout processus de développement économique, a mis en évidence le fait que l'économie nationale "a pu résister malgré la chute des recette pétrolières", affirmant que "la souveraineté de l'Algérie, qui est totale, ne peut être hypothéquée par quoi que ce soit".

A l'occasion de cette réunion, il a été convenu de la tenue de la prochaine Tripartite le 23 septembre prochain à Ghardaïa.

L'Algérie n'aura pas recours à l'endettement extérieur en dépit des difficultés financières

Le Premier ministre, Abdelmadjid Tebboune, a affirmé dimanche que l'Algérie n'aura pas recours à l'endettement extérieur en dépit des difficultés financières induites par la chute des prix du pétrole.

"Il est hors de question de recourir à l'endettement extérieur et nous ne voulons même pas y penser. Nous refusons hypothéquer notre souveraineté quelle que soit la situation, et ce sont là les instructions du Président de la République", a déclaré M. Tebboune lors de la réunion préparatoire de la prochaine Tripartite (Gouvernement-Patronat-UGTA).

"Face aux déséquilibres macroéconomiques dans le contexte du recul des recettes pétrolières, nous allons compter sur nos capacités, petites ou grandes soient elles", a-t-il ajouté.

En dépit de la "situation tendue", l'Etat dispose de moyens matériels lui permettant de continuer à financer les projets de développement prioritaires notamment en matière de logement, de santé, d'enseignement, à payer les salaires et à importer à hauteur de 35 milliards de dollars par an, a soutenu le Premier ministre.

En fait, "l'ambition de l'Algérie est beaucoup plus grande, puisqu'elle vise à être, le plus rapidement possible, au diapason des pays émergents par la mise en place d'une économie intégrée", a indiqué M. Tebboune.

Soulignant que l'Etat compte poursuivre les programmes d'investissement public mais de manière "plus rationnelle", le Premier ministre, a estimé que "le moment est venu de procéder à une évaluation des efforts consentis (en la matière), d'autant que les investissements publics accaparaient près d'un tiers du PIB, ce qui est énorme", a-t-il dit.

Il a indiqué que "l'investissement public imprime une dynamique à l'économie nationale, mais que seule l'entreprise peut réellement créer de la richesse".

"Aussi, importe-t-il de miser sur les PME plutôt que sur les grands investissements qui n'ont pas apporté les résultats escomptés", a-t-il ajouté, précisant que les PME "ne nécessitent pas d'importants financements et donnent des résultats rapidement".

Précisant que les PME seront orientées vers la satisfaction des besoins du marché local, l'un des plus importants marchés de consommation de la région, le Premier ministre a affirmé que "nous devons être les premiers à bénéficier de notre marché. Nous n'importerons plus de biens de grande consommation si nous réussissons à développer un tissu local de PME".

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