Selon la présidente du Parti Destourien Libre, les prochaines élections pourraient être truquées

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ABIR MOUSSI
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Dans une interview diffusée sur les ondes de radio Shems FM, Abir Moussi, présidente du Parti Destourien Libre a exprimé sa crainte sur le risque que les prochaines élections puissent être truquées si les rumeurs tournant autour des financement étrangers ne sont clarifiées, une fois pour toutes a-t-elle indiqué.

Elle considère également truquées les élections de 2011 et 2014, accusant ainsi les partis gagnants d'avoir acheté des voix.

"Nous sommes aujourd'hui bien positionnés sur la scène politique tunisienne, nous participerons aux élections municipales et ne permettrons pas que le scénario des élections précédentes se répète" a-t-elle ajouté.

Abir Moussi et le "double discours d'Ennahdha"

Selon Abir Moussi, l'islam politique n'a rien à faire en démocratie: "Quand on parle de démocratie, on parle de partis civils, qui croient en l'État et qui ne comptent pas toucher au modèle social tunisien. Or l'islam politique ne fait pas la distinction entre le caractère civil de l'État et la religion" a-t-elle indiqué ajoutant "refuser l'Islam politique" en Tunisie.

"Quand vous me dites que Ennahdha s'est 'tunisifiée' et qu'eux veulent faire croire qu'elle s'est tunisifiée et qu'elle ne rentre plus dans le carcan de l'islam politique, il est là le problème! Nous ne voyons pas ça car il y a un double discours" estime-t-elle avant de s'interroger: "Où en est sa séparation avec les frères musulmans?".

Autre courroux de la président du parti destourien, l'implication présumée d'Ennahdha dans la prolifération du terrorisme sous la Troika.

Selon elle, "tout ça laisse pense qu'Ennahdha ne s'est pas 'tunisifiée' mais elle exerce une certaine tactique".

Après avoir réaffirmé son refus total de l'islam politique Abir Moussi a ajouté que durant les 55 années de la première République, il y a eu 5 opérations terroristes dont 2 attribuées à des personnes "apparentées au parti d'Ennahdha", toujours selon la présidente du Parti Destourien Libre.

"À cause de sa lutte contre l'islam politique, le Parti Destourien Libre se retrouve attaqué par plusieurs parties influentes du pays" estime-t-elle.

Une lettre à Béji Caid Essebsi

Indiquant avoir envoyé une lettre au président de la République Béji Caid Essbei, Abir Moussi explique que celle-ci contient des explications sur le chemin que prend le pays: "N'importe qui (...) comprend que la Tunisie n'est pas sur le bon chemin" affirme-t-elle faisant porter la responsabilité à Béji Caid Essebsi.

Selon elle, trois demandes essentielles ont été adressées au président de la République à savoir la sécurité et la stabilité, la réforme de la loi organisant la justice transitionnelle et enfin réformer la Constitution conformément à l'article 143 de celle-ci afin "d'avoir un régime politique avec un exécutif fort".

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