Zied Gharsa rallume la flamme de la musique tunisienne authentique au Festival International de Hammamet

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ZIED GHARSA HAMMAMET FESTIVAL
Ayda Labassi
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"Hammamet comme vous l'aimez" dit le slogan de la 53e édition du Festival International de Hammamet. Dans une ambiance intime, plutôt familiale, un vent de nostalgie a couvert le théâtre de plein air. "Hammamet comme on l'aime"...Totalement!" s'est exclamé l'un des spectateurs, son machmoum accroché derrière son oreille, "Quand j'ai su que Zied Gharsa allait se produire au Festival de Hammamet, sans hésiter, j'ai pris les billets pour ma femme et moi, et je peux dire que nous ne sommes pas déçus, nous avons passé une extra-agréable soirée." s'exprime-t-il à la fin du spectacle.

Un spectacle qui reflète sans doute l'attachement du public au patrimoine musical tunisien, majestueusement maintenu par l'une des figures illustres du Malouf. Zied Gharsa, une mémoire vivante de la chanson tunisienne qui subsiste à travers les générations.

"S'il vous plait, ceux qui s'occupent de l'éclairage, j'aimerais beaucoup voir les spectateurs" interpèle le chanteur.
Aussitôt, les gradins s'illuminent, jeunes et moins jeunes sont envoutés par les sons éthérés de la violoncelle, les caresses de l'archet sur les cordes du violon et les incantations du tambourin. Derrière son piano, Zied Gharsa reprend les chants immortels et caressants au timbre andalou, berçant les coeurs des spectateurs, qui s'en vont fredonner avec lui leurs chants préférés.

Augmentant le rythme à mesure, l'interprète tunisien s'arrête pour un petit moment de proximité avec son public, "Je voudrais vous avouer quelque chose" commence-t-il, "je ressens un trac énorme ce soir, cela fait longtemps que je ne me suis pas produit à Hammamet. J'ai tellement peur que j'ose espérer, ne vous fâchez pas, qu'il pleuve et que ça finisse" plaisante-t-il sous les rires et les applaudissements des nombreux spectateurs.

"Et j'ai du nouveau pour vous!" annonce Zied Gharsa, présentant à son public deux chansons inédites, "Ya mimti" écrite par Ali Ouertani et "Lellet el bled", par Moheddine Kheraief, composées toutes deux par Zied Gharsa.

Ainsi, le Maestro ne fait pas que raviver le Malouf authentique, mais participe également à son enrichissement, lui apportant ses propres créations, fidèles à l'authenticité et à l'essence de la chanson tunisienne.

La dernière heure, l'amphithéâtre se déchaine, tous dansent et chantent sous les intemporelles "Trahwija", "Samra" ou encore "Megyess" pour clore le spectacle sur la "Taalila".

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