Melilla cherche des éducateurs parlant l'arabe et le tamazight pour gérer les enfant des rues

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Reuters/Juan Medina
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MELILLA - Pour gérer l'afflux de jeunes adolescents ayant traversé seuls la frontière entre le Maroc et Melilla, l'enclave espagnole cherche désormais des éducateurs parlant l'arabe et le tamazight, a fait savoir le ministre de la protection sociale de Melilla, Daniel Ventura, cité par Europa Press.

En effet, selon la même source, la ville compte 500 mineurs clandestins non accompagnés, presque tous marocains. Une situation qui a poussé le ministre de la protection sociale à Melilla à lancer cette campagne de recrutement inédite. Ainsi, dans une équipe d'éducateurs sur le terrain, au moins un d'entre eux devra parler ces deux langues.

Le rôle des éducateurs sera de convaincre ces jeunes de "sortir de la rue". "Ils seront ensuite admis dans des centres pour mineurs où ils seront soumis à des horaires les empêchant de rester près du port pour tenter de pénétrer dans les bateaux reliant Melilla à Malaga, Almeria et Motril", explique Europa Press.

Une question pressante

La question de ces jeunes migrants livrés à eux-mêmes était l'un des principaux points abordés par le Maroc et l'Espagne lors d'une rencontre en juin dernier entre les deux pays.

Daniel Ventura avait déjà fait savoir que le gouvernement espagnol souhaiterait former des éducateurs et proposer au gouvernement marocain de construire des centres d'accueil pour ces enfants au Maroc, rapporte El Faro de Melilla. Ces centres pourraient être co-gérés par l'Espagne et le Maroc.

"Ce serait une formule pour essayer de soulager Sebta, Melilla et d'autres régions espagnoles qui comptent des centaines de mineurs marocains non accompagnés", indique le quotidien local.

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