Faire du numérique l'impulsion de "l'état civil sans papier"

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En Algérie, la liaison entre le numérique et les services d’état civil s’amorce au bénéfice des citoyens et travailleurs des différentes administrations publiques. A la différence des secteurs des finances, du commerce, de la santé et de l’éducation, la transformation numérique des services de délivrance des documents d’état civil prend forme et avance.

L’élargissement des performances, en cours, de la plateforme de communication des données d’état civil, installée au niveau du Ministère de l’Intérieur, des Collectivités Locales et de l’Aménagement du Territoire (MICLAT), permettra à son pôle numérique d’innover davantage, de manière notamment à accélérer le processus du développement de l’usage de l’Internet dans les relations avec l’administration locale.

L’échange direct de données entre les citoyens et les services administratifs sera alors possible. Mieux, l’accès conditionné à cette plateforme permettra, par exemple, à un notaire, à des fonctionnaires administratifs, de vérifier, en temps réel, auprès des officiers d’état civil, les données de l’état civil d’une personne. Autrement dit, la transformation numérique du MICLAT, pilotée par la Direction Générale de la Modernisation, de la Documentation et des Archives (DGMDA), oriente l’administration davantage vers le pilotage plutôt que le développement.

Cette simplification permet à une administration de ne plus demander à un citoyen une information qu’une autre administration détient déjà. Ainsi, le MICLAT devient une entité qui engendre un trafic considérable de données et donc un système qui génère de "l’e-administratif".

Au MICLAT, la conversion, de documents du format papier en data prend forme petit à petit, en attendant l’essor d’un fichier unique répertoriant les données d’état civil totalement dématérialisées. La création d’un tel fichier n’est ni fictive, ni difficile dans la mesure où la DGMDA dispose de l’infrastructure matérielle nécessaire pour fusionner toutes les bases de données de l’état civil créées par les APC. Ce répertoire digital est un véritable levier de performance garantissant un avenir prometteur à l’état civil du pays. Cependant, il risque de connaitre une perte de performance, faute d’un manque de réglementation dans le domaine de la protection des données personnelles. L’échange direct de données entre les administrations a besoin davantage d’encadrement juridique que d’outils technologiques.

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