Hirak: À l'approche de la fête du Trône, l'espoir d'une grâce royale grandit parmi les familles des détenus

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HOCEIMA
Youssef Boudlal / Reuters
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HIRAK - Au fur et à mesure que s’approche la fête du Trône, l’espoir d’une éventuelle liberation des détenus du Hirak grandit auprès de leurs familles. Après leur dernière visite effectuée, mercredi à Casablanca, auprès des détenus à la prison de Oukacha, les familles semblaient "presque apaisées", confie au HuffPost Maroc une source proche des familles. "Elles s’accrochent à l’espoir d’une liberté proche", ajoute-t-elle, précisant que le CNDH y serait pour beaucoup.

Selon les sites d’information Le Desk et Al Aoual, la secrétaire générale de l’association "Al Wassit" pour la démocratie et les droits de l’Homme, Khadija Marouazi, aurait fait partie d’une délégation ayant approché les détenus du Hirak pour leur proposer de "faire part au roi d’une requête de compassion qui ouvrirait ainsi la voie à une grâce totale et définitive".

Une proposition qui aurait été accueillie favorablement par certains, dont Silya, et pas par d’autres, les leaders du Hirak, à leur tête Nasser Zefzafi. Al Aoual ajoute aussi que cette militante se serait rendue auprès des grévistes de la faim, avant la marche du 20 juillet "pour convaincre Nasser Zefzafi et les leaders du Hirak de mettre fin à leur grève de la faim".

Khadija Marouazi dément

Contactée par le HuffPost Maroc, Khadija Marouazi dément avoir effectué une visite avec une quelconque délégation, pour solliciter des détenus de déposer une requête auprès du souverain. "Je n’y étais pas. C’est le CNDH qui, je crois, l'a effectuée et je n’en suis pas membre", déclare-t-elle. Et de préciser qu’auprès des détenus, mais aussi de leurs familles, elle est intervenue uniquement pour appeler à mettre un terme à la grève de la faim. "Cela relève de notre mission en tant que militants des droits de l’Homme. C’est là où s’arrête le rôle de notre association", souligne-t-elle.

Rien ne prouve l’existence de cette requête, pour l’instant. Un avocat, faisant partie du comité de défense des détenus du Hirak à Casablanca, confirme qu'"aucun document n’a été présenté, à ce jour, par les détenus et/ou leurs familles". Selon cet avocat, "militants du Hirak, familles des détenus, amis, avocats… Nous tous avons décidé de respecter le silence, de ne plus faire de déclaration". En attendant, la procédure judiciaire suit son cours. Le leader du Hirak, Nasser Zefzafi, est convoqué pour une troisième rencontre avec le juge d’instruction le 1er août prochain.

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