Moncef Marzouki affirme avoir refusé l'entrée de Marines US en Tunisie en 2012. Faux! selon l'ancien ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi

Publication: Mis à jour:
ZBIDI TUNISIA
Zoubeir Souissi / Reuters
Imprimer

Face aux propos tenus par l'ancien président de la République Moncef Marzouki sur la chaine Al Jazeera sur son implication dans le refus de l'entrée de "Marines" sur le territoire tunisien lors de l'attaque de l'ambassade américaine en septembre 2012, l'ancien ministre de la Défense Abdekrim Zbidi a affirmé son étonnement.

Dans une déclaration accordée à "Acharaa El Magharibi", Zbidi a indiqué que c'est lui qui a refusé toute entrée sur le territoire tunisien de "Marines" américains après avoir reçu un appel d'Imed Daimi -alors du chef de cabinet de Moncef Marzouki- demandant l'autorisation d'entrée des "Marines" sur le sol tunisien sur demande de responsables américains dont Hilary Clinton.

Zbidi demanda alors à Daimi, une demande officielle écrite qui arrivera à 23 heures le 14 septembre 2012. À 2 heures du matin, 300 "Marines" étaient là a affirmé Zbidi. Mais face à son refus et à celui du Général Ammar, seulement une dizaine a pu entrer sur le sol tunisien non pas en leur qualité de "Marines" mais "d'agents de sécurité de l'ambassade américaine".

Samedi, lors de l'émission qui lui est consacrée sur Al Jazeera appelée "Témoin de l'époque", Moncef Marzouki a affirmé que les forces de sécurité tunisiennes n'ont rien fait pour protéger l'ambassade. "Les grands dirigeants ont fermé leurs téléphones, ce qui montre que c'était prévu" a-t-il en outre indiqué.

"Ce que les gens ne savent pas, c'est qu'il y avait l'idée d'envoyer l'armée américaine" pour protéger l'ambassade. "Le ministre de la Défense américaine m'a appelé pour me sonder sur l'envoi d'experts et de l'armée américaine" a indiqué Moncef Marzouki affirmant avoir nettement refusé.

"Avec chance, l'ambassadeur a pu être sauvé, les gens à l'intérieur aussi (...) sans ça, il y aurait pu y avoir une intervention militaire" américaine a-t-il conclu.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.