Saïdal table sur une production de 300 millions d'unités et un chiffre d'affaires de 30 milliards de DA en 2019

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Le Groupe pharmaceutique national, Saïdal, ambitionne d'atteindre une production de 300 millions d'unités et un chiffre d'affaires de 30 milliards de DA à l'horizon 2019 grâce à un plan de développement "très ambitieux" mis en place depuis 2009 par les pouvoirs publics, a assuré lundi à Alger, son PDG Yacine Tounsi, selon l'APS.

"Des investissements importants ont été consentis par les pouvoirs publics depuis 2009 à la faveur d'un plan de développement très ambitieux consistant à réaliser de nouvelles unités de production et la mise à niveau industrielle du potentiel existant. Ce qui permettrait de passer de 130 millions d'unités produites actuellement à 300 millions d'unités à l'horizon 2019", a précisé le PDG de Saïdal, dans un entretien à l'APS.

Faisant savoir que les crédits à l'investissement octroyés au groupe sont de l'ordre de plus de 20 milliards de DA, il a ajouté que le chiffre d'affaires escompté en 2019 sera de 30 milliards de DA, contre 13 milliards de DA actuellement et ce, grâce à l'entrée en service des nouvelles unités de production, dont 3 d'une capacité de plus de 100 millions d'unités devant être réceptionnées avant fin 2017. Il s'agit des unités de Z'mirli (Alger) et de Cherchell (Tipaza) pour la production des médicaments en forme sèche et celle de Constantine pour la forme liquide, notamment en spray.

D'autres unités spécialisées, dont la production d'insuline et d'anticancéreux qui connaissent une forte demande, ainsi qu'une nouvelle génération d'antibiotiques devront permettre d'agrandir la gamme actuelle de Saïdal, a indiqué son premier responsable, qui cite, en outre, la réalisation en cours d'un nouveau Centre de recherche et de développement à Sidi Abdellah (Alger), lequel devrait apporter une "plus-value certaine" au groupe pharmaceutique public.

M. Tounsi a rappelé également les projets de réalisation de nouvelles unités de soutien à la production, le développement du réseau de distribution et la réception, à ce titre, d'une nouvelle unité à Blida qui servira de site de dispatching pour toute la région centre du pays ainsi que le centre de bioéquivalence devant assurer "une valeur ajoutée" en matière de médicaments génériques.

"Nous nous sommes inscrits dans une démarche de qualité et d'efficacité, l'essentiel de la production nationale couvrant actuellement 50% des besoins, le but est d'aller vers la fabrication de nouveaux produits, à l'instar des biotechnologies et des anticancéreux", a-t-il poursuivi, notant que Saïdal demeure le "leader" industriel pharmaceutique avec 16% de parts du marché local et une valeur de prés de 3%, s'engageant à "récupérer la place prépondérante" que détenait le groupe par le passé.

Le même responsable a évoqué la période de "stagnation" qu'a précisément connue le premier groupe pharmaceutique national, caractérisée, entre autres, par des conditions de travail peu motivantes ayant conduit à "une démission massive de ses cadres", situation accentuée par le départ à la retraite d'autres personnels.

Depuis, les données ont évolué: M. Tounsi parle d'un marché pharmaceutique national représentant quelque 3 milliards de dollars, entre importation et production locale, celle-ci étant d'un (1) milliard de dollars et couvrant 50% à 60% des besoins nationaux.

Avec 80 unités de production et plus de 150 projets en cours, il s'agit d'un secteur qui "se développe bien, autant pour Saïdal que pour le privé et c'est tant mieux pour l'économie algérienne qui a besoin d'axes de développement stratégiques notamment dans le contexte économique actuel.

Ce secteur peut répondre en partie aux besoins nationaux et envisager l'exportation, ce qui permettrait d'alléger la facture des exportations et drainer des devises", a-t-il poursuivi, relevant que des pays africains manifestent "un grand intérêt" pour les produits Saïdal.

Par ailleurs, le groupe a procédé à des changements dans le mode d'organisation interne, passant à des entités qui offrent "plus de flexibilité et de pouvoirs de négociations avec le fournisseur", explique-t-il.

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