Loi relative aux violences faites aux femmes: La députée Bochra Belhaj Hmida vous explique tout ce que vous devez savoir sur cette loi

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Dans son intervention à l'antenne de Shems FM lundi, la députée Bochra Belhadj Hmida revient sur le projet de loi n°60-2016 relatif aux violences faites aux femmes dont la version finale a été présentée aujourd'hui devant l'ARP.

Ce projet de loi a été le fruit d'un travail de plus de 26 réunions au sein de la commission des droits, des libertés et des relations extérieures et va dans le sens du durcissement des sanctions relatives aux violences contre la femme.

Selon les dernières études, 50% des femmes tunisiennes sont victimes d'au moins une forme de violence, a affirmé Belhadj Hmida.

Un problème de mentalité

La députée a par ailleurs insisté sur l'impunité des violences quotidiennes infligées aux femmes, un problème selon elle "de mentalité", tant dans le comportement des hommes que celui des femmes qui justifient souvent le mauvais traitement surtout lorsqu'il provient du mari, a-t-elle ajouté.

Ce projet de loi vise à changer ce problème en instaurant une peine de prison à toute violence de ce genre. Belhadj Hmida a également précisé que les peines seront définies au cas par cas et que les circonstances atténuantes seront prises en considération.

La députée a affirmé lors de son intervention que les relations sexuelles consenties avec une mineure entre 16 et 18 ans, encourent désormais une peine de prison pouvant atteindre 5 ans.

Plus de "mariage" comme sanction

Belhadj Hmida a également annoncé que l'article 227 bis du code pénal qui permet à un violeur d'échapper à des poursuites en épousant sa jeune victime sera largement modifié, dans un consensus général des représentants du peuple.

Les modifications qui seront apportées à l'article 227 bis porteront essentiellement sur l'équité entre les deux sexes en accordant les mêmes responsabilités pénales quand la différence d'âge ne dépasse pas 3 ans a-t-elle indiqué.

Tout commence par l'éducation

En conclusion, Belhadj Hmida a estimé que l'éducation familiale reste la première solution dans la lutte contre les violences à l'égard des femmes, et a ajouté qu'un programme de sensibilisation est prévu par cette loi.

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