La députée Leila Chettaoui demande à la présidence de la République et du gouvernement de s'expliquer sur le financement suspect d'associations entre 2012 et 2014

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LEILA CHETTAOUI
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Le combat de la députée Leila Chettaoui contre la corruption continue. Après avoir mis à nu l'affaire de Syphax Airlines devant l'Assemblée nationale, la députée s'est attaquée cette fois-ci aux associations et leurs financements.

Membre de la Commission d’enquête parlementaire sur les réseaux d’embrigadement des jeunes vers les zones de conflit, Leila Chettaoui a annoncé, dans un post publié sur sa page Facebook, qu'elle a déposé, le mercredi 19 juillet, une demande au parlement, destinée à la présidence de la République, pour avoir des informations et des relevés détaillés concernant les associations qui ont bénéficié entre 2012 et 2014 de financements de la part de la Présidence.

La députée indique que sa question écrite intervient à la suite de soupçons de malversations et de financements illégaux de certaines associations qui ont eu des financements auprès de la présidence de la République. Elle demande, ainsi, des explications à ce sujet.

Leila Chettaoui indique également dans sa publication avoir procédé à la même demande auprès de la présidence du gouvernement et des différent ministère.

Dans son opération de mains propre, le Chef du gouvernement Youssef Chahed s'est penché, également, sur la question du financement des associations qui serait en étroite relation avec le blanchiment d'argent et le terrorisme. Il a accordé, le 10 juin dernier, un ultimatum d'un mois aux associations afin qu'elle rendent publique la liste de leurs dons, fonds et aides internationales ainsi que leurs sources et motifs.

Selon le Centre d’information, de formation, d’études et de documentation sur les associations (IFEDA), sur un total de 18.000 associations actives en Tunisie, seules 8.000 ont un identifiant fiscal (statistiques septembre 2015). Pire encore, l’État ne dispose d’aucune base de données sur ces associations, ni d’informations fiables sur leurs sources de financement, précise IFEDA.

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