Plus de 2.800 cas d'intoxications alimentaires collectives enregistrés durant le 1er semestre 2017

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Algerians buy bread before the Iftar meal, which breaks the day long fast, in the capital Algiers on June 22, 2017, during the holy Muslim month of Ramadan. / AFP PHOTO / RYAD KRAMDI (Photo credit should read RYAD KRAMDI/AFP/Getty Images) | RYAD KRAMDI via Getty Images
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Le ministère de la Santé, de la Population et de la réforme Hospitalière a enregistré 2.863 cas d'intoxication alimentaire au niveau national au cours du 1er semestre de l'année 2017, ayant entraîné 2 décès dans les wilayas de Chlef et d'El Oued.

Ces intoxications ont été enregistrées durant le 1e semestre (1 janvier-9 juillet) dans 22 wilayas du pays. Bouira vient à la tête de ces wilayas avec 882 cas d'intoxication alimentaire collective à l'occasion de la célébration du nouvel an amazigh (Yennayer), suivie par la wilaya de Relizane avec près de 500 cas, de Jijel avec 335 cas, de Mascara avec 208 cas, d'El Oued avec 200 cas et par le reste des 22 wilayas, mais à un degré moindre.

Le ministère impute ces intoxications alimentaires essentiellement au non-respect des règles d'hygiène des mains, des ustensiles et du mode de préparation des repas alimentaires ainsi qu'à la température de conservation et stockage des aliments dans les réfrigérateurs.

Le ministère met également en garde contre la prolifération de ces cas pendant la période d'été qui est connue pour l'organisation des fêtes, cérémonies et repas collectifs.

Parmi les produits alimentaires qui sont à l'origine du plus grand nombre l'intoxication enregistrées suite au non-respect des règles de conservation, stockage et d'hygiène, Merzaka Belkadi, Maître-assistant au service Epidémiologie et de médecine préventive au CHU Mustapha Pacha, cite les glaces et certains types de viandes et poissons ainsi que le lait et ses dérivés.

A ce propos, la spécialiste appelle à la nécessité de respecter les 10 règles préconisées par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en matière de prévention de ces intoxications alimentaires qui peuvent causer de nombreux décès.

Parmi ces règles, la spécialiste met l'accent sur la nécessité de respecter la température et la chaîne de froid pour chaque type d'aliments, cuits ou frais, tout en les conservant conformément aux normes en vigueur, outre l'hygiène des cuisines, des ustensiles et de la tenue des travailleurs qui sont tenus de porter des gants, au cas où leurs mains présentent des plaies susceptibles de véhiculer des germes et bactéries, indépendamment de la lutte contre certains types d'insectes et de rongeurs porteurs de microbes.

A ce titre, Mme Belkadi a mis l'accent sur le respect des règles susmentionnées, particulièrement pendant la saison estivale qui est caractérisée par l'affluence des citoyens sur les plages, qui sont également fréquentées par beaucoup de vendeurs ambulants de divers types d'aliments qui ne répondent à aucune norme d'hygiène, et à l'occasion des fêtes, cérémonies et repas collectifs.

Les symptômes liés aux intoxications alimentaires qui constituent un véritable fardeau pour la santé publique, se manifestent par des troubles digestifs, des vomissements, douleurs abdominales, diarrhées aigües ainsi que par des troubles neurologiques pouvant conduire à la paralysie voire même le décès, a rappelé la spécialiste.

Les personnes présentant ces symptômes doivent impérativement s'adresser aux services des urgences au niveau des hôpitaux ou à la clinique la plus proche de leur lieu de résidence, pour une prise en charge rapide, à titre préventif d'éventuelles complications.

Le Chef de service de prévention au niveau de la Direction de la santé d'Alger (DSP), Dr Boudjemâa Ait Ouares a,de son côté, rappelé le programme de prévention des intoxications alimentaires spécial saison estivale, qui a été tracé par la wilaya d'Alger en 2017 et qui porte sur les activités menées par les brigades mixtes chargées du contrôle des produits alimentaires au niveau des locaux, fast-food, restaurants, notamment collectifs, ainsi qu'au niveau des campings d'été.

Le même interlocuteur rappelle, à ce titre, l'instruction de la DSP d'Alger, adressée en la matière, à l'ensemble des communes et wilayas déléguées de la capitale, ainsi que l'action de coordination menée par les brigades de contrôle relevant des ministères de la Santé et du Commerce, en vue de prévenir les risques liés à ces intoxications alimentaires.

A titre d'exemple, le même responsable cite plus de 340 cas enregistrés à Alger pendant le 1e semestre de 2017, 316 cas en 2016 et 188 en 2015.

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