Le Syndicat National des Journalistes Tunisiens appelle à l'ouverture d'une enquête à l'encontre de Borhen Bsaies

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BORHEN BSAIES
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Borhen Bsaies, le conseiller politique du parti Nidaa Tounes est accusé par le syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) d'escroquerie et trafic d’influence.

Une accusation qui intervient à la suite des "menaces et pressions" qu'aurait exercé ce dernier contre la directrice de la radio Cap Fm pour avoir diffusé des contenus médiatiques qui n'auraient pas plu au parti, explique un communiqué publié, samedi, par le syndicat.

Selon le SNJT, ces menaces "seraient le signe de retour de la tyrannie et de la mainmise sur les médias". Plus encore, le syndicat envisage la possibilité de poursuivre Bsaies en justice conformément aux dispositions de l’article 291 du Code pénal.

Ce dernier dispose qu' “est puni de cinq ans d’emprisonnement et de deux mille quatre cents dinars d’amende, quiconque, soit en faisant usage de faux noms ou de fausses qualités, soit en employant des ruses ou artifices propres à persuader de l’existence de fausses entreprises, d’un pouvoir ou crédit imaginaire”.

Bien que le syndicat rejette catégoriquement toute forme de mainmise sur la Radio Cap FM, il exhorte, cependant, l’établissement à honorer ses engagements envers son personnel qui mène depuis des semaines des mouvements de protestation pour revendiquer ses droits professionnels.

Le vendredi 21 juillet 2017, Olfa Tounsi, directrice de Cap Fm, a publié un post dans lequel elle affirme avoir reçu "des menaces" de la part de Bsaies. Son parti à savoir Nidaa Tounes n’apprécierait pas le fait que Lazhar Akremi, ancien cadre Nidaa, anime la Matinale de Cap Fm en tant que chroniqueur, a-t-elle précisé.

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