Trois Palestiniens et trois Israéliens tués à Jérusalem et en Cisjordanie après la prière du vendredi

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Israeli border police officers stand guard as Palestinians pray at Lions' Gate, the entrance to Jerusalem's Old City, in protest over Israel's new security measures at the compound housing al-Aqsa mosque, known to Muslims as Noble Sanctuary and to Jews as Temple Mount July 20, 2017. REUTERS/Ronen Zvulun | Ronen Zvulun / Reuters
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INTERNATIONAL - Trois Palestiniens ont été tués et près de 500 ont été blessés, défendant leur droit à la prière ce vendredi 21 juillet. Le drame a eu lieu lors de violents affrontements entre les forces israéliennes et des manifestants en colère contre les nouvelles mesures de sécurité israéliennes, entravant aux musulmans l'accès à l'esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est annexée.

Dans la soirée, un jeune Palestinien de 19 ans a tué à coups de couteau trois membres d'une famille Israélienne pendant le dîner de shabat. L'attaquant a pénétré dans une maison de la colonie de Neve Tsuf, au nord-ouest de Ramallah, tuant le grand-père et deux de ses enfants et blessant la grand-mère, avant d'être lui-même blessé par balles par un voisin qui avait entendu les cris des victimes, a indiqué une porte-parole de l'armée. Peu avant de s'infiltrer dans la colonie, l'assaillant avait publié un message sur sa page Facebook dans lequel il déclarait: "Tout ce que j'ai c'est un couteau acéré et je répondrai à l'appel de (la mosquée) al-Aqsa".

Coté palestinien, deux jeunes hommes de 17 et 18 ans ont été tués par balle dans les quartiers d’At-Tur et de Ras Al-Amoud, à Jérusalem-Est annexée. Un troisième est mort dans le quartier d’Abou Dis, en Cisjordanie "après avoir été visé au cœur avec des balles réelles", a ajouté dans une déclaration le ministère de la Santé palestinienne.

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Un regain de tensions dans la ville sainte

L'escalade de violence de ces derniers jours vient en réponse à l'interdiction d'accès à la vieille ville aux hommes de moins de 50 ans, et à l'installation très controversée de détecteurs de métaux aux entrées de l'esplanade des Mosquées.

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Les tensions sont allées crescendo depuis l'attaque du 14 juillet qui avait coûté la vie à deux policiers israéliens dans la vieille ville de Jérusalem. Les armes auraient été cachées sur l'esplanade des Mosquées, selon les autorités israéliennes, qui avait alors décidé d'installer des détecteurs de métaux dans l'esplanade de la mosquée d'Al-Aqsa. Ce site hyper-sensible, au cœur du conflit israélo-palestinien est le troisième lieu saint de l'islam et est également considéré par les juifs comme le Mont du temple.

Mahmoud Abbas gèle tout contact avec Israël

Le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a annoncé un gel des relations avec Israël tant que les nouvelles mesures
de sécurité mises en place par l’État hébreu autour de l’esplanade des Mosquées, à Jérusalem, ne seraient pas annulées.

"Au nom de la direction palestinienne, j’annonce (...) un gel de tous les contacts avec l’État d’occupation à tous les niveaux jusqu’à ce qu’Israël s’engage à annuler toutes les mesures contre notre peuple palestinien en général et à Jérusalem et dans la mosquée Al-Aqsa en particulier", a-t-il déclaré à l’issue d’une journée d’affrontements.

Dans un contexte de tensions grandissantes, les heurts se sont propagés à la Cisjordanie occupée où près de 3.000 Palestiniens se sont rassemblés dans plusieurs points, selon l'armée israélienne. Les affrontements les plus violents ayant lieu à Qalandya, près de Ramallah, et à Hébron, dans le sud du territoire palestinien.

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