Face aux députés Youssef Chahed explique les grandes lignes de sa campagne contre la corruption (VIDÉO)

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Intervenant devant l'Assemblée des représentants du peuple afin d'expliquer sa campagne de lutte contre la corruption, le chef du gouvernement Youssef Chahed a affirmé que "la confiance ne reviendra que si le citoyen sent que l'État est devenu juste (...) Il faut que l'État soit juste pour qu'il puisse être fort" a-t-il soutenu.


Accusé par certains partis politiques
d'avoir été sélectif dans la campagne d'arrestations d'hommes d'affaires soupçonnés de corruption, Youssef Chahed a indiqué "que notre guerre n'est pas et ne sera jamais sélective. Les mesures contre la corruption continuent. Cette guerre sera longue et elle continuera avec la même détermination et elle n'épargnera personne".

Accusé également d'utiliser cette campagne de lutte contre la corruption dans le cadre d'un règlement de compte politique, Youssef Chahed s'est interrogé: "Depuis quand les contrebandiers sont-ils devenus des opposants politiques? Depuis quand des gens qui ont commis un crime contre l'économie nationale sont-ils devenus des opposants politiques? Depuis quand les gens qui ont bâti leurs richesses sur le vol et la corruption sont-ils devenus des opposants politiques? (...) Pour nous ces gens ne sont pas des politiciens et encore moins des opposants".

Le chef du gouvernement a également promis que cette campagne n'épargnera personne, faisant référence à demi-mots aux députés, s'ils ont quelque chose à se reprocher: "Notre devise dans la lutte contre la corruption aujourd'hui est: pas d'immunité pour qui que ce soit. Et celui qui a fauté doit payer quelque soit le groupe auquel il appartient, quelque soit la région à laquelle il appartient, quelque soit sa couleur politique".

"Il n y'a personne au dessus des lois, il n'y a personne au dessus de l'État" a-t-il rappelé indiquant que "la loi s'applique à tout le monde" et que tel était le crédo de la seconde République tunisienne.

Youssef Chahed a en outre rappelé qu'il s'agissait d'une guerre contre la corruption et non contre les hommes d'affaires "qui créés des richesses (...) et dont la Tunisie a besoin".

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