Marche du 20 juillet: Connexion perturbée et forte présence policière à Al Hoceima

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AL HOCEIMA
La manifestation d'aujourd'hui a été interdite par les autorités | Youssef Boudlal / Reuters
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AL HOCEIMA - Alors que les autorités marocaines ont interdit la tenue de la marche dite du 20 juillet à Al Hoceima, la tension se fait sentir dans la ville du Rif, où les mesures de sécurité se renforcent sur place avant le lancement de la marche.

Depuis quelques heures, les journalistes et citoyens sur place envoient tant bien que mal des tweets, soulignant le mauvais fonctionnement de la 3G à Al Hoceima.

Une source sur place confirme l'information au HuffPost Maroc: "La connexion est très mauvaise. On ne peut utiliser ni Twitter, ni WhatsApp. On communique par appels". Une autre source précise qu'il est encore possible de se connecter aujourd'hui et de partager ses tweets, "du moins plus qu'hier. La connexion à Internet la veille a été bien plus compliquée".

Une forte présence policière

"Cela ressemble à une descente militaire", décrit au HuffPost Maroc, un militant des droits de l'Homme. La présence policière partout interdit les accès dans les localités voisines. "Ils ont tout bloqué, assez loin du centre d'Al Hoceima. Ils bloquent les véhicules venant de la commune d'Ajdir", poursuit-il.

Certains internautes ont également révélé que des contrôles sont effectués à tout passage.

D'autres encore partagent des photos de voyageurs qui, lassé des contrôles, ont choisi de poursuivre à pied leur périple jusqu'à Al Hoceima, à pied, à travers les montagnes environnantes:

"Objectif arriver à #Alhoceima aujourd'hui #20juillet et si les routes sont fermées, on trouve de nouveaux chemins. #Hirak"

"Toutes les routes sont bloquées vers #Alhoceima aujourd'hui, les gens du pays prennent donc les itinéraires alternatifs..."

"Pour le moment, Al Hoceima est très calme. La manifestation pourrait commencer vers 17h", nous confie des témoins joints sur place. Les boutiques du centre d'Al Hoceïma baissent les rideaux alors que d'autres n'ont pas ouvert leurs portes, notamment à Imzouren.

Un climat d'expectative qui laisse penser, chez certains, que c'est un silence qui précède la tempête. Bravant l'interdiction du ministère de l'Intérieur d'organiser cette marche, réitérée par les partis de la majorité, qui appellent la population à "adhérer à une démarche positive" afin d'éviter l'escalade de violence, cette marche maintenue par le Hirak du Rif et soutenues par différentes associations locales, nationales et internationales, attire forcément les projecteurs. Avant son lancement, des leaders, dont El Mortada Iamrachen, appellent à une manifestation pacifique. Reste à savoir si l'appel sera entendu.

À l'heure où nous mettons en ligne, nos confrères de LaDepeche.ma indiquent que 'les autorités font usage de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants".

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