Klay BBJ déprogrammé de plusieurs festivals: "Le même scénario qu'en 2013 qui se répète" (VIDÉOS)

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KLAY BBJ
MOHAMED KHALIL/AFP/Getty Images
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Après Tozeur, Monastir, Gafsa, c'est le festival international de Carthage qui annule le concert du rappeur tunisien Klay BBJ le remplaçant par Cheb Béchir le jeudi 27 juillet 2017 au théâtre romain de Carthage.

À la suite d'un appel lancé par les syndicats régionaux des forces de la sécurité refusant d'assurer la sécurité des spectacle du rappeur, plusieurs autres festivals régionaux se sont désistés.

Tout est parti de Mahdia où Klay BBJ avait un concert. Au milieu du concert, les forces de sécurité se retirent: "au début la sécurité de Klay BBJ et du concert étaient assurés. Tout était en règle mais le rappeur a touché le fond en s’attaquant aux policiers avec des paroles blessantes" a expliqué sur Mosaïque FM Mohamed Sioud, secrétaire général du syndicat de base de l'unité de maintien de l'ordre régional.

Affirmant avoir saisi la justice, il indique cependant que le syndicat n'est pour rien dans l'annulation de ces concerts.

Pourtant cette version est niée par le rappeur lui-même.

"Dès que nous sommes sortis de scène, les agents qui s'étaient retirés nous ont attaqué au gaz lacrymogène, à coups de matraques, de poings et de pieds (...) Les pneus de notre voiture étaient crevés" a-t-il raconté.

Dans une autre vidéo publiée sur sa page Facebook, Klay BBJ affirme n'avoir fait que "chanter les mêmes chansons que je chante dans mes soirées depuis l'année dernière dans tous les gouvernorats" a-t-il fait remarqué visant par là notamment sa chanson R.B.J qui aurait dérangé les forces de sécurités.

"Voilà le dossier que nous présentons au ministère de la Culture. Celui-ci l'envoie aux directeurs de Festivals qui s'assoient avec les forces de sécurités et décident s'ils peuvent ramener Klay ou pas. S'il y a eu confirmation, c'est qu'ils ont dû lire le dossier et connaitre son contenu dont la chanson R.B.J, qui soit disant vous a dérangé" a montré le rappeur.

"Vous nous oppressez avec vos lois, on vous oppressera avec nos plumes" a promis le rappeur indiquant que c'est "le même scénario qu'en 2013 qui se répète".

En 2013, les rappeur Klay BBJ et Weld El 15 ont été arrêtés et passé à tabac par la police en plein concert lors du Festival International de Hammamet. Accusés de "diffamation et d'atteinte à l'intégrité de la police" pour une chanson jugée insultante, ils ont été condamnés en première instance à 21 mois puis six mois de prison, pour outrage à des fonctionnaires, atteinte aux bonnes mœurs et diffamation avant d’être acquittés.

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