Arrestation d'Angel Maria Villar, président de la Fédération espagnole de football

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ANGEL MARIA VILLAR
UEFA Vice-President Angel Maria Villar Llona of Spain attends the draw of the UEFA Champions League semi-finals in Nyon, Switzerland, April 15, 2016. REUTERS/Denis Balibouse | Denis Balibouse / Reuters
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FOOTBALL - Le président de la Fédération royale espagnole de football (RFEF), Angel Maria Villar, a été arrêté mardi à Madrid dans le cadre d’une affaire de corruption présumée au sein de la Fédération, a indiqué la Garde civile espagnole. Selon le quotidien espagnole Marca, trois autres personnes ont également été arrêtés. Parmi eux le fils d'Angel Maria Villar, Gorka Villar, et le vice président économique de la RFEF, Juan Padron.

Villar a été interpellé pour des "irrégularités délictuelles présumées dans sa gestion" de la RFEF, a précisé la même source dans un communiqué, ajoutant qu’il a été procédé à l’arrestation également du fils du président et du vice président économique de la fédération.

Les responsables de la Fédération espagnole appréhendés sont accusés des délits présumés "d’administration déloyale, d’appropriation indue, de corruption entre particuliers et de falsification de documents", fait savoir la Garde civile.

Perquisitions au siège de la Fédération royale espagnole de football

Dans le cadre de cette opération, qui reste ouverte, la Garde civile est en train de mener des perquisitions au siège de la Fédération royale espagnole de football et de la Fédération de football de Tenerife (Iles Canaries), dont la présidence est assurée par le vice-président économique de la RFEF, ainsi que dans les sièges de plusieurs entreprises et des domiciles.

Ces arrestations ont été effectuées suite à l’enquête ouverte en 2016 après une plainte du conseil supérieur espagnol des sports. Cette plainte a pu déterminer que le président de la RFEF aurait promu l’organisation de matches amicaux de la sélection espagnole de football avec d’autres équipes nationales, en contrepartie de contrats commerciaux et de services au profit de son fils qui est un avocat spécialisé dans le droit du sport.

Le vice-président économique de la RFEF aurait aussi favorisé des contrats avec des sociétés dans le but d'en tirer un profit personnel, ainsi que le détournement de fonds à des sociétés qu’il gère.

Selon Marca, "les matches amicaux visés par les soupçons de la police sont l'Espagne et la Bosnie, joué le 29 mai 2016 à Saint - Gall (Suisse), et la Corée du Sud- Espagne, joué le 1er Juin, 2016 Salzbourg (Autriche). Les deux étaient des matchs amicaux de préparation pour l'Euro France cette année".

"Angel Maria Villar occupe la tête de la fédération depuis 1988. En mai dernier, il avait été réélu pour la huitième fois à la tête de l’instance qui dirige le football espagnol", rappelle le journal Le Monde. Angel Maria Villar occupe également le poste de vice-président du Conseil de la FIFA et du Comité Exécutif de l'UEFA.

Une toute puissance sur le monde du football espagnol qui lui a valu, selon l'AFP, le surnom de "seigneur féodal" par un de ses détracteurs, Javier Tebas, le patron de la Ligue espagnole professionnelle.

Villar avait pendant un temps collaboré avec la CAF (Confédération africaine de football) pour l'organisation en 2026 d'une coupe du monde qui se déroulerait entre l'Espagne, le Maroc et le Portugal. Fouzi Lekjaâ, président de la Fédération royale marocaine de football (FRMF) et à la tête de deux commissions de la Confédération Africaine de Football (CAF), avait déclaré en mars dernier, comme le rapportait le360, "j'ai une relation très amicale avec Angel Maria Vilar. Nous avons évoqué plusieurs fois, l'organisation commune du mondial 2026".

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