La Tunisie devra payer 1 milliard de dinars dans l'affaire de la BFT, "un montant pas définitif" selon Mehdi Ben Gharbia

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Le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements à travers la cour internationale d'arbitrage a rendu lundi 17 juillet son verdict dans l'affaire de la Banque Franco-Tunisienne (BFT), un verdict qui coûtera 1 milliard de dinars à la Tunisie (400 millions de dollars américains), au profit de la banque britannique ABCI.

La Cour internationale d'arbitrage de Londres a par ailleurs missionné des experts afin d'établir les objections de chacune des parties concernées et de les présenter devant la cour avant le 25 juillet 2017.

En 2012, le ministre des Domaines de l'État et des Affaires foncières Slim Hmidène aurait ordonné l'arrêt de toutes les démarches de réconciliation dans cette affaire, ce qui aurait accéléré la décision de la Cour internationale d'arbitrage. Interrogé sur les ondes de RadioMed, le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l’homme Mehdi Ben Gharbia a préféré éluder la question.

Le ministre a également affirmé qu'ils attendent toujours les détails écrits de la décision de justice et que le montant de l'amende n'est pas définitif.

Toujours selon lui, cette affaire pourrait encore durer pendant des années avant qu'une décision définitive ne soit prise.

La BFT qui était le symbole des passe-droits en tout genre sous l'ère Ben Ali, a été au coeur d'un scandale qui a duré plus de 30 ans. Elle survivait grâce à l'aide de la Banque Centrale de Tunisie et d'autres banques publiques obtenant ainsi 140 millions de dinars de prêts et déclarant une perte de 317 millions de dinars tunisiens.

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