Sofiene Chourabi et Nadhir Gtari vivants selon une chaine libyenne? En Tunisie et en Libye, des doutes planent sur cette information

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CHOURABI
In January 9th, 2015: approximately 300 people demonstrated on Friday in Tunis for the Tunisian journalists Sofi��ne Chourabi and Nadhir Ktari, whom the Libyan branch of the organization Islamic State ( EI) asserted having executed. ' We are all Sofi��ne, we are all Nadhir ', proclaimed signs brandished by the demonstrators, for the greater part young journalists among whom many refused to believe the announcement in the absence of official confirmation. In a communiqu� | Nicolas Fauqu��/Corbis via Getty Images
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Alors que la chaine privée libyenne 218 TV a annoncé que les deux journalistes tunisiens disparus en Libye Sofiène Chourabi et Nadhir Gtari seraient vivants, l'espoir renait chez le père de Nadhir Gtari.


Interrogé par la radio Shems Fm
, celui-ci a déclaré "avoir confiance en la chaine libyenne 218 tv" indiquant compter sur elle pour avoir plus d'informations. Selon lui, dès octobre 2014 il avait reçu des informations indiquant qu'ils étaient en vie dans la région de Syrte: "Combiné avec ces nouveaux éléments, cela nous fait dire qu'ils sont en vie dans cette région".

Il a par ailleurs appelé le gouvernement à reprendre en main le dossier à la lumière des éléments avancés par la chaine libyenne: "S'ils sont morts qu'on nous donne les cadavres, s'ils sont vivants que l'on travaille (pour les retrouver)".

De son côté, intervenant sur la même radio, le colonel-major Mohamed Ghasri, porte-parole des forces d'El Benyen Al Marsous, forces libyennes appartenant au gouvernement d'entente nationale, a émis de sérieux doutes quant au reportage de la chaine 218 tv: "Si cette chaine dit vrai, qu'elle nous donne des informations. Nous sommes prêts à y aller même si la zone n'est pas sous notre contrôle".

Même son de cloche du côté du président du Syndicat National des Journalistes Tunisiens Néji Bghouri qui a affirmé dans une déclaration accordée à la TAP que la nouvelle n’est pas crédible tant qu’elle ne s’appuie par sur des sources officielles ou militaires.

En janvier dernier, un membre du groupe État Islamique en Libye, détenu par les forces de Khalifa Haftar dans l'est du pays, a confirmé l'exécution de deux journalistes tunisiens, dans des "aveux" diffusés par une télévision Libyenne.

Disparus en Libye, dans la région d'Ajdabiya en septembre 2014, l'État islamique avait annoncé leur exécution quelque mois plus tard. Cependant face aux manques de preuves, l'État tunisien tout comme les responsables libyens ont démenti entretenant l'espoir de revoir les deux journalistes vivants.

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