France 24 s'excuse auprès des téléspectateurs pour avoir diffusé des images prêtées à tort aux événements d'Al Hoceima

Publication: Mis à jour:
FRANCE 24
Capture YouTube
Imprimer

MÉDIAS - La chaîne d’informations en continu France 24 a présenté, ce lundi 17 juillet, ses excuses aux téléspectateurs suite à la diffusion la semaine dernière d’images d'émeutes au Vénézuela, images accompagnant un sujet traitant des événements d'Al Hoceima.

Lors de son journal de 17h00 (vidéo ci-dessus, à partir de 11:10) France 24 a indiqué que la diffusion de ces images est le résultat d'un incident technique, précisant que la chaîne n'a pas manqué de préciser s'être rattrapé lors des bulletins d’informations qui ont suivi cette diffusion.

Après avoir présenté des excuses à ses téléspectateurs, la chaîne a indiqué que ses différentes instances rédactionnelles oeuvrent "dans un climat de responsabilité de même qu’elle assure la couverture des événements internationaux en toute objectivité et en toute indépendance".

La réaction de la chaîne fait suite à la demande expresse d'excuses formulée par le ministre de la Communication et de la Culture, Mohamed Laârej, une demande adressée par courrier à Marie-Christine Saragosse, présidente-directrice générale de France Médias Monde, et dont le360 indique détenir une copie. "Compte tenu de la responsabilité juridique et morale avérée de la chaîne dans cette affaire condamnable à plus d’un titre, le ministère de la Culture et de la communication du gouvernement du Royaume du Maroc exige de remédier à cette situation et de réparer l’erreur professionnelle commise, par France 24, en prenant toutes les dispositions nécessaires afin de rétablir la vérité et de présenter les excuses qu’il faut au Maroc et aux téléspectateurs induits en erreur", indiquait le ministre.

Ce n'est pas la première fois que la chaîne se retrouve au coeur d'une polémique. En janvier 2015, les autorités marocaines avaient bloqué l'équipe du journaliste qui tournait dans un hôtel de Rabat un sujet sur l'humour satirique, au lendemain de l'attentat contre Charlie Hebdo. Plus récemment, en juin dernier, c'est une émission arabophone animée par le journaliste marocain Jamal Boudouma qui avait été interdite de tournage.

LIRE AUSSI: