Tunisie: Les députés condamnent la limitation de l'accès à la mosquée Al-aqsa par les autorités israéliennes

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FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Les travaux de l'assemblée générale de l'ARP de ce lundi 17 juillet ont été marqués par une agitation particulière après la fermeture de la mosquée Al-aqsa par les forces israéliennes imposée par les autorités israéliennes vendredi et samedi suite à une attaque à proximité.

Réouverte dimanche, son accès a été jonché par des portiques de sécurité tout le long de l'esplanade des mosquées conduisant à Al-aqsa.

Lors de sa prise de parole, le président de l'Assemblée des représentants du peuple Mohamed Ennaceur a fortement condamné les agressions commises par les forces israéliennes qui ont limité l'accès à la mosquée en y installant des portiques électroniques ainsi que des systèmes de fouille.

Plusieurs députés ont rejoint le président de l'ARP dans sa protestation en proposant de faire de la date du 30 mars une journée parlementaire ouverte consacrée au soutien de la cause palestinienne. La députée Rym Mahjoub a de son côté proposé l'édition d'un communiqué sur l'évolution de la situation en terres occupées de Palestine.

Dans des déclarations accordées à l'envoyé de Mosaïque FM à l'ARP, les députés ont réitéré leur soutien au peuple palestinien. Ainsi, le député d'Ennahdha, Badreddine Abdelkefi a appelé toutes les parties engagées pour la paix de soutenir le peuple palestinien dans sa lutte contre les forces coloniales israéliennes.

Mongi Harbaoui de Nidaa Tounes a considéré que le contrôle de l'accès à la mosquée représente une infraction de toutes les conventions internationales, tandis que Abdelraouf El May, député du bloc Al Horra, a estimé que cela constitue une attaque contre toute la communauté arabo-musulmane.

Ahmed Seddik du Front Populaire, a quant à lui qualifié ces violations "de crime d'État" ainsi que de "crime raciste", et a également appelé à boycotter tout ce qui est en relation avec l'entité sioniste.

Dans le même contexte, l'ex-directeur de la mosquée Al-aqsa Nejah Bekirat, a estimé dans une déclaration à Mosaïque FM, que cette agression vise à humilier les palestiniens dans le but de les écarter de cet endroit sacré et asseoir ainsi l'autorité coloniale sur la mosquée.

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