Mossoul: l'après Daech continue

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MOSUL
Le 10 juillet, le Premier ministre irakien a annoncé officiellement la victoire de l'armée irakienne à Mossoul | Thaier Al-Sudani / Reuters
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GUERRE - L'armée irakienne cherchait toujours, vendredi 14 juillet, à éliminer les dernières poches de résistance des combattants de l'organisation terroriste auto-proclamée "Etat islamique" (EI) dans la vieille ville de Mossoul, quatre jours après la proclamation de la victoire par le Premier ministre irakien, Haïdar al Abadi.

Des habitants de Mossoul ont entendu des explosions et des hélicoptères des forces gouvernementales ont survolé la ville. "Trois obus de mortiers ont explosé dans notre quartier", a raconté un habitant de Faissaliah, dans l'est de Mossoul, sur les bords du Tigre.

Cependant, les forces gouvernementales, soutenues par la coalition internationale, trouvent encore des difficultés à accéder à la vieille ville, où les opérations de ratissage et de déminage se poursuivent.

Plus de 825.000 personnes toujours déplacées

De nombreux habitants de Mossoul sont toujours déplacés depuis le début des combats pour la reconquête de la ville, lancés en octobre 2015, a indiqué vendredi l'Organisation internationale des migrations (OIM). Un total de 825.000 (137.000 familles) continuent ainsi d'être déplacées parmi un total de 1.048.044 personnes", a précisé l'agence de l'ONU dans un communiqué.

"Hier a été le jour où le total des déplacés, en raison des activités dans l'est et l'ouest de la ville, a dépassé le million, tous chiffres cumulés, depuis l'offensive lancée en octobre pour reprendre Mossoul", a expliqué un porte-parole de l'OIM.

Instaurer la stabilité

Lundi 10 juillet, le Premier ministre irakien, Haïdar al Abadi, a annoncé officiellement la victoire de l'armée irakienne à Mossoul, ville que l'EI contrôlait depuis juin 2014. La reprise de la deuxième ville d'Irak est le plus important succès de Bagdad depuis que l'EI s'était emparé, il y a trois ans, de vastes portions du pays. A Mossoul, des milliers de civils ont vraisemblablement péri depuis octobre, selon les Nations unies.

Haïdar al Abadi va désormais devoir faire face à de nombreux défis pour instaurer un climat de stabilité, face aux vendettas et aux tensions sectaires et ethniques qui durent depuis l'invasion américaine de 2003.

Le plus haut dignitaire chiite d'Irak, l'ayatollah Ali Sistani a, quant à lui, pressé les Irakiens d'éviter la violence et le sectarisme, lors de sa première prière du vendredi, depuis l'annonce de la victoire de l'armée à Mossoul.

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