La ministre de l'Énergie promet que les prix de l'électricité n'augmenteront pas en 2017

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HELA CHEIKHROUHOU
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La ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Hela Cheikhrouhou, a appelé toutes les parties à assumer leurs responsabilités en matière de rationalisation de l’utilisation de l’énergie électrique pour la climatisation dans l’objectif de garantir l’approvisionnement.

Intervenant lors d’un point de presse tenu, vendredi, au siège de la STEG, sur les moyens à même de faire face au pic de la consommation d’électricité au cours de l’été 2017, la ministre a souligné que la Tunisie a enregistré mercredi 12 juillet 2017 un record de la demande, laquelle (demande) a atteint 3800 Mégawatts (MW) sur un total prévu pour l’été 2017 de 3900 MW.

Ce pic a enregistré une hausse de 11% par rapport à celui enregistré en 2016 (3400 mégawatts), a indiqué Cheikhrouhou, ajoutant qu’il ne reste plus que 1% pour atteindre le pic maximum fixé pour cet été.

Elle a expliqué cette situation par l’utilisation intensive des climatiseurs, mettant en garde contre la prolifération de climatiseurs provenant des circuits parallèles et de la contrebande. Ces appareils sont énergivores et ne répondent à aucune norme de classement énergétique, a-t-elle encore fait savoir.

La ministre a, en outre, qualifié " d’irresponsables" les agissements de certains citoyens qui ont fermé des zones de production situées dans certains champs pétroliers et gaziers, créant des difficultés techniques qui ont impacté le rythme de travail des stations de production d’électricité.

Répondant à une question de TAP sur les décisions prises, jeudi, lors du conseil ministériel consacré à la garantie de l’approvisionnement en électricité et eau, la ministre a rappelé que le chef du gouvernement a donné l’ordre de republier le décret gouvernemental qui incite à la rationalisation de la consommation des climatiseurs et l’énergie au sein des entreprises et des collectivités locales.

Il s’agit, en outre, d’accélérer le rythme de réalisation des nouveaux projets dans le domaine de l’électricité, y compris les projets d’énergies renouvelables.

Pour sa part, le PDG de la STEG Moncef El Harrabi, a indiqué que son entreprise est parvenue, en grande partie, à garantir la continuité de l’approvisionnement en électricité à la lumière des conditions climatiques exceptionnelles et l’utilisation intensive des climatiseurs.

La STEG a pris toutes les dispositions en vue d’éviter le blackout électrique en cas de dépassement du pic maximum de demande fixé pour cet été à 3900 mégawatts, a-t-il affirmé.

Répondant à une question de TAP sur l’éventuel recours au délestage au cours de la semaine actuelle, Harrabi a affirmé que ce recours à la coupure volontaire de l'électricité n’est pas un choix. Il est utilisé dans les situations extrêmes afin d’éviter le blackout électrique et alléger la pression sur le réseau.

Les coupures d’électricités n’ont pas dépassé les 15 minutes, a-t-il encore précisé.

Le responsable a, en outre, indiqué que le vol d’électricité coûte à la STEG des pertes techniques estimées à 17%.

Les coupures enregistrées dans un nombre de régions sont causées par le renforcement du fléau de vol de l’électricité, a indiqué le responsable, ajoutant que la capacité des transformateurs passe ainsi de 40 clients à plus de 150 causant des incendies et des pertes financières supplémentaires à la société.

Pas de hausse des prix avant la fin de l'année

Héla Cheikhrouhou, a affirmé, vendredi, qu’il n’y aura pas d’augmentation des tarifs de l'électricité et du gaz, durant le reste de l’année en cours.

Et d’ajouter que la seule augmentation programmée est celle inscrite dans le cadre de la loi de finances 2017 et entrée en application en janvier dernier.

Cheikhrouhou a également fait remarquer que le budget de l’année en cours a été établi sur la base d’un taux de change du dollar à 2,250 dinars et d'un prix moyen du baril de pétrole, de 50 dollars, sauf que le taux de change a évolué à 2,4 dinars et le prix du baril à 52,5 dollars durant la première moitié de cette année.

Elle a, en outre, souligné que la compensation des hydrocarbures est passée de 650 millions de dinars (MD) programmés dans le budget à 1200 MD, ce qui nécessite, toujours, selon la ministre, l’élaboration d’un budget complémentaire au titre de l’année 2017.

La ministre n’a, toutefois, pas évoqué la question de la compensation des hydrocarbures et du gaz pour l’année 2018.

Elle a, par ailleurs, rappelé les difficultés enregistrées en matière d’approvisionnement en gaz pour satisfaire les besoins des centrales électriques, suite à l’arrêt du pompage du gaz naturel d’El Borma vers Gabès, à cause des sit-in et protestations observés sur les lieux de production pétrolière et gazière au sud tunisien.

Laquelle situation coûte, toujours selon la ministre, très chère à l’Etat et notamment à la STEG, contrainte d’importer le gaz algérien pour satisfaire les besoins nationaux.

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