Le numérique pour lutter contre la corruption

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TECHNOLOGY
Cropped shot of a computer programmer working on new code | Cecilie_Arcurs via Getty Images
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Lutter contre la corruption, améliorer la croissance économique et la qualité de vie des citoyens, c’est le défi que les gouvernements du monde entier doivent relever. La plupart des chercheurs définissent la corruption comme un acte dans lequel le pouvoir de la fonction publique est utilisé pour obtenir un gain personnel d’une façon illégale. Autrement dit, c’est l’abus d’un pouvoir à titre privé.

L’utilisation des technologies du numérique pour lutter contre ce fléau a fait l’objet de plusieurs travaux de recherche.

Plusieurs chercheurs s’accordent à dire que la digitalisation des services publics a un but particulier : lutter contre la corruption. Pour la majorité d’eux, il devient impératif de multiplier la création des bases de données anti-corruption et surtout de faciliter l’accès à ces données pour les entreprises et les administrations financières.

En effet, la mise en ligne des services publics et des déclarations fiscales peut réduire la corruption à travers la réduction des erreurs humaines et des contacts des citoyens avec les fonctionnaires, ainsi que l’accélération du processus de décision. Avec ce progrès, les structures gouvernementales chargées de la lutte contre la corruption pourront inciter les acteurs du monde des finances à informatiser de bout en bout toute la chaine de la gestion des transactions financières.

Cette informatisation donnera naissance à des supports électroniques contenant toutes les informations associées aux transactions commerciales. Ces supports deviendront des bases de données contenant les informations de vérification qui permettent à des compagnies issues des secteurs sensibles comme l’énergie, la défense et même les administrations du secteur public, de réaliser des audits en gestion des risques sur leurs relations clients.

Grâce à l’informatique, ces compagnies pourront vérifier l’intégrité de leurs clients, partenaires et fournisseurs. En clair, l’approche consiste à identifier les personnes morales ou physiques les plus à risque en matière de corruption. Ces bases de données seraient encore plus efficaces si elles se mondialisent. Le principe est simple, il suffit d’intégrer les flux de données, contenant les informations relatives à des actes, pratiques et tentatives de corruption, dans un extranet mondial. Ainsi, cette solution technologique vient s’ajouter à la solution du paiement électronique qui limite l’utilisation de l’argent liquide dans les transactions commerciales, pour renforcer la lutte contre la corruption.

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