Vidéo de Nasser Zefzafi: Ramid se dit choqué sur sa page Facebook

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MUSTAPHA RAMID
In this photo taken Thursday, Sept. 12, 2013, Moroccan Justice Minister Mustapha Ramid unveils a government plan to reform the country's justice system during a news conference in Rabat, Morocco. The judicial system has been a major sore point for Moroccans because of executive interference in political cases, bribing of judges, enormous backlogs and arbitrary verdicts. (AP Photo/Paul Schemm) | ASSOCIATED PRESS
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FACEBOOK- Le message n’est pas passé inaperçu. Et pour cause, c’est le ministre d’État chargé des Droits de l’Homme, Mustapha Ramid, en personne, qui en est l’auteur. Sur sa page Facebook, le ministre confie avoir "ressenti une grande douleur lorsqu’il a vu l’image du détenu Nasser Zefzafi sur la page d’un site électronique".

La capture d’écran extraite de la vidéo de Nasser Zefzafi, ayant suscité une polémique déontologique et légitimé l’ouverture d’une enquête, n’a évidemment pas été partagée par le ministre. Ce dernier estime que l’image montrant Zefzafi dans cet état représente "une humiliation condamnable d’un citoyen sans défense quelles que soient les accusations qui pèsent sur lui".

Pour le représentant des droits de l’Homme du Maroc, il s’agit ni plus ni moins que d’un "acte condamnable", dont la provenance reste inconnue. "Nous ignorons jusqu’à maintenant à quel moment et dans quelles circonstances elle (la vidéo) a été fabriquée!!!", s’exclame-t-il, ajoutant que seule la justice est habilitée à en trouver "la partie coupable".

La dignité de Ramid "touchée"

M. Ramid souligne aussi dans son message que le fait de prendre et de publier ces photos "défie d’une manière ignoble les principes déontologiques et les textes de loi". Réitérant qu’il s’agit d’"une grave atteinte à la dignité d’un citoyen", le ministre a estimé que "sa dignité et celle de tous les citoyens a été touchée" par cet acte. "Je suis très en colère face à ces enfantillages totalement injustifiés", fustige-t-il, légitimant sa réaction dès qu’il a été alerté par le ministre Mustapha El Khalfi.

Il explique qu’ensuite, il en a informé le ministre de l’Intérieur. Après avoir visionné la vidéo, "il m’a contacté pour exprimer à son tour sa colère". En commun accord avec le ministre de la Justice, une enquête s’est imposée d’elle-même pour élucider le mystère de cette vidéo. L’enquête, dont M. Ramid garantit "la transparence et le sérieux", permettra "de connaître la vérité et d’engager les poursuites qui s’imposent", affirme-t-il.

"J’avais déclaré lors de ma rencontre avec les associations des droits de l’Homme, jeudi dernier, que le sang de tous les Marocains est une ligne rouge et, aujourd’hui, je dis que la dignité de tous les Marocains est une ligne rouge", conclut-il, pour sceller son engagement à défendre les droits de l’Homme.

En trois heures, le message du ministre a suscité plus de 700 commentaires, 1.300 likes et 450 partages. L’impact du message est certain, mais, dans leur majorité, les facebookers critiquent "les enquêtes ouvertes mais dont la suite n’est jamais connue" et la crédibilité du gouvernement, tandis que d’autres invitent le ministre à aller voir Nasser Zefzafi.

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