Djerba, l'île la plus "harmonieuse et multiculturelle de Tunisie" selon The "Independent"

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DJERBA
FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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Alors que la polémique sur le spectacle de Michel Boujenah ne cesse d'enfler de jour en jour, "The independent" met en avant "l'harmonie ethnique" qui règne sur l'île de Djerba, la qualifiant de l'île la plus harmonieuse et multiculturelle de Tunisie.

La blogueuse "Voyages" Katy Nadworny décrit dans son article, publié jeudi, une coexistence pacifique entre musulmans et juifs qui célèbrent ensemble les vacances de Lag B’Omer à Djerba.

Tout commence à Houmt Souk

De la beauté de l'île au mode de vie de ses habitants musulmans et juifs, la voyageuse n'épargne pas de détails et compare la ville de "Houmet Souk" à un petit village grec recouvert de poussière qui lui donne son aspect "vintage" et authentique.

"Les femmes s'enveloppent dans des étoles pour éviter le vent chaud et le soleil, tandis que les hommes roulent sur des vélos, des paniers remplis de baguettes. Les portes bleues et les balcons sont garnis de fleurs de bougainvilliers" note The independent

Sa quête de la coexistence entre juifs et musulmans débute dans un petit atelier situé au deuxième étage d'une cour ombragée où elle rencontre Mohamed, "un musulman" qui fabrique les tapis de la Synagogue depuis près de 50 ans et sa fille Amal. Ils lui expliquent le sens de cette coexistence: "La chose la plus importante pour nous est de montrer qu'à Djerba, à Tunis, en Tunisie, dans le monde entier, les musulmans et les juifs peuvent vivre ensemble" affirme Amal.

De là, c'est la découverte de la Harra Sghira et la Harra Kbira, lieux de villégiature des juifs de Djerba ainsi que les nombreuses petites synagogues cachées dans les petites ruelles de la cité mais également de la Ghriba, qui est au cœur des traditions juive.

Décrivant les contours du pèlerinage de la Ghriba, The Independant affirme également que "non seulement les juifs participent à cette fête mais il y a aussi des musulmans, parfois remarquables par la manière dont ils attachent leur voile. Les habitants et les visiteurs d'autres régions du pays participent également aux festivités et aux rituels, éclairent les chandelles et chantent".

Autre marque de cette coexistence note le journal: "L'appel à la prière de la mosquée à côté se mêle au chant des pèlerins juifs, un autre rappel que sur cette île, les cultures se croisent constamment".

"Comme le dit Amal à Houmt Souk: 'La chose la plus importante pour nous, c'est d'être humain'" conclut The Independent.

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