L'ancien ambassadeur de France en Tunisie Boris Boillon condamné pour "blanchiment de fraude fiscale"

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BORIS BOILLON
New French Ambassador in Tunisia Boris Boillon attends during a press conference after his meeting with Tunisian Prime Minister Mohamed Ghannouchi on February 17, 2011 in Tunis. Tunisia's interim government prolonged on February 15 a state of emergency imposed just before president Zine El Abidine Ben Ali was toppled a month ago as it struggled to restore stability. The interim government led by Prime Minister Mohamed Ghannouchi has vowed to hold Tunisia's first free elections within six months | FETHI BELAID/AFP/Getty Images
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JUSTICE - L'ancien ambassadeur de France en Tunisie et "Sarko boy" Boris Boillon a été condamné vendredi par le tribunal correctionnel de Paris, notamment à l'interdiction d'exercer une fonction publique pendant cinq ans, pour "blanchiment de fraude fiscale".

L'ancien conseiller du président Nicolas Sarkozy avait été interpellé par des douaniers à la gare du Nord à Paris le 31 juillet 2013 en possession de 350.000 euros et 40.000 dollars en espèces, non déclarés, alors qu'il s'apprêtait à monter dans un train pour la Belgique.

Le tribunal a ordonné la confiscation des quelque 400.000 euros saisis, le versement d'une amende douanière de 95.036 euros et le paiement de 30.000 euros à l'État français, en tant que partie civile. Outre le "blanchiment de fraude fiscale", il a également condamné l'ancien diplomate pour "manquement à l'obligation déclarative de transfert de capitaux".

Le code des douanes impose de déclarer tout transfert international en liquide à l'intérieur de l'Union européenne au-delà de 10.000 euros sous peine d'amende.

Le tribunal l'a en revanche relaxé au bénéfice du doute des incriminations de "faux et usage de faux" et "d'abus de bien social" pour lesquelles il était également poursuivi.

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