Ce panorama de Hambourg montre l'étendue du chaos provoqué par les manifestations en marge du G20

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ALLEMAGNE- Hambourg brûle. C'est du moins ce que l'on pourrait penser en regardant les images de la ville ce matin du vendredi 7 juillet, alors que le sommet du G20 s'ouvre dans la grande métropole du nord de l'Allemagne et doit réunir les chefs d'État et de gouvernements les plus importants du monde.

Un rassemblement qui ne fait pas l'unanimité puisque, depuis jeudi, des contingents d'activistes allemands, mais aussi des Scandinaves, des Suisses ou des Italiens, ont pris part à de violentes manifestations dans la ville pour protester contre la venue des dirigeants. Heurts avec la police, violences, incendies de voitures... Les images ci-dessous montrant des panaches de fumée s'élevant au dessus de la ville (dus aux feux des automobiles) sont assez parlantes:

De nouveaux heurts ont éclaté ce vendredi 7 juillet au matin. Des manifestants ont incendié notamment des voitures de la police allemande, a annoncé cette dernière sur Twitter. La police fédérale a signalé, peu avant 7h, une "opération en cours contre des personnes violentes" lançant des cocktails Molotov et incendiant des "voitures de patrouille" dans le quartier d'Altona, à proximité d'un commissariat.

"Dans la zone d'Altona des gens ont vu plusieurs voitures garées incendiées"

Selon les autorités, jusqu'à 100.000 manifestants devraient battre le pavé sur plusieurs jours, en marge du sommet du G20 marqué ce vendredi par la première rencontre entre les présidents américain Donald Trump et russe Vladimir Poutine. Les manifestants entendent empêcher l'accès des chefs d'Etat au centre des congrès.

Quatre hélicoptères de police survolaient la ville hanséatique en début de matinée, a constaté un journaliste de l'AFP, après une nuit déjà marquée par des affrontements entre plusieurs milliers de manifestants anti-G20 et les forces de l'ordre, qui ont fait 17 blessés légers dont 15 policiers.

Des manifestants ont bloqué plusieurs intersections et "corridors de transfert", selon la même source, perturbant les déplacements des délégations des plus grands pays industrialisés et émergents. Le syndicat de la police GdP a condamné vendredi matin "les attaques massives de groupes d'extrémistes violents", estimant que "les auto-proclamés 'Black Blocks'" avaient "détourné les manifestations pacifiques de dizaines de milliers de personnes pour s'en prendre délibérément" aux policiers.

Quelque 20.000 policiers venus de toute l'Allemagne ont été déployés dans la grande cité portuaire à l'occasion du sommet face aux risques d'attentat et de débordement.

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