Lutte contre la corruption et loi de réconciliation: Rififi à la commission de législation générale, Youssef Chahed auditionné le 20 juillet

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TUNISIA PARLIAMENT
TUNIS, TUNISIA - JANUARY 24: Investment and Development Minister of Tunisia Fadel Abdul-Kafi delivers a speech on decreasing of poverty rate at parliament building in Tunis, Tunisia on January 24, 2017. (Photo by Amine Landoulsi/Anadolu Agency/Getty Images) | Anadolu Agency via Getty Images
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La réunion de la commission de législation générale tenue ce jeudi 6 juillet à l'ARP pour avancer dans la discussion de la loi de réconciliation a vu le retrait de plusieurs députés qui ont considéré que cette loi ne vise qu'au blanchiment de la corruption.

Dans un cri de colère, la députée Hajer Ben Cheikh Ahmed a annoncé son retrait définitif de ces réunions.

"Je ne vois pas pourquoi nous continuons à discuter cette loi qui ne fait que blanchir les corrompus alors que d'autres lois très importantes sont toujours en suspens" s'écrie-t-elle.

Hajer Ben Cheikh Ahmed estime que discuter de la loi de réconciliation alors que le gouvernement est en pleine guerre contre la corruption ne devrait pas avoir lieu.

De son côté, le député du Front Populaire, Mongi Rahoui, met l'accent sur l'appel des députés de Nidaa Tounes à faire remonter l'application de la loi de réconciliation jusqu'en décembre 2013. Selon lui, cela prouverait l'existence d'un accord entre les deux partis (Ennahdha et Nidaa en l'occurrence) dont le but est de couvrir les dépassements commis pendant le règne de la Troïka.

Dans le même contexte, le chef du gouvernement Youssef Chahed a été convoqué par l'ARP afin de l'auditionner sur la situation générale du pays et la stratégie entreprise dans sa campagne de lutte contre la corruption qu'il mène depuis plus d'un mois, dans une réunion prévue pour le 20 juillet indique Hassen Fathalli, chargé de communication de l'ARP et porte-parole de la présidence de l'Assemblée au HuffPost Tunisie.

Le Chef du gouvernement Youssef Chahed mène depuis quelques semaines une "guerre contre la corruption" après l'arrestation de plusieurs hommes d'affaires, un coup de filet qui fait espérer à beaucoup une opération "Mains propres" six ans après la chute de la dictature.

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