Le président philippin Rodrigo Duterte menace ces islamistes de les manger vivants

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RODRIGO DUTERTE
Philippine President Rodrigo Duterte gives a speech during Eid al-Fitr celebrations at the Malacanang Palace in Manila on June 27, 2017. / AFP PHOTO / NOEL CELIS (Photo credit should read NOEL CELIS/AFP/Getty Images) | NOEL CELIS via Getty Images
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TERRORISME - Le président philippin n'est pas connu pour son sens de la retenue. Mercredi 5 juillet, Rodrigo Duterte a une nouvelle fois prouvé qu'il avait le sang chaud en menaçant de manger vivants les membres du groupe islamiste Abou Sayyaf, responsables de l'enlèvement et de la décapitation de deux marins vietnamiens.

Les militaires ont découvert mercredi matin les dépouilles des deux otages sur l'île de Basilan, un des bastions de ce mouvement spécialisé dans les enlèvements crapuleux. Ils avaient été enlevés en novembre avec quatre de leurs compatriotes à bord d'un bateau au large de Mindanao. Un des six Vietnamiens a été secouru en juin et les trois autres demeurent en captivité.

"Je mangerai votre foie si vous me le demandez. Donnez moi du sel et du vinaigre et je le mangerai en face de vous", a déclaré mercredi soir Rodrigo Duterte dans un discours devant des responsables locaux. "Je mange tout. Je ne suis pas difficile. Je mange même ce qui ne peut pas être avalé", a poursuivi le sulfureux président connu pour ses outrances verbales.

À Marawi, plus de 460 morts et près de 400.000 déplacés

Tenant un téléphone portable où apparaissait la photo des marins tués, l'ancien avocat a insulté leurs ravisseurs. "Nous laisserons-nous réduire à l'esclavage par ces gens? Fils de pute!", a lancé l'ex-avocat de 72 ans, qui a ordonné l'année dernière une offensive contre Abou Sayyaf.

Ce groupe est une ramification extrémiste de l'insurrection séparatiste musulmane qui a fait plus de 120.000 morts depuis les années 1970 dans le sud de cet archipel à très grande majorité catholique.

Il a été créé dans les années 1990 grâce aux financements d'un membre de la famille du leader d'Al-Qaïda Oussama ben Laden. Il s'est depuis scindé en plusieurs factions, dont une poursuit les activités crapuleuses d'enlèvements.

Une autre a prêté allégeance à l'organisation Etat islamique (EI) et certains de ses membres sont retranchés depuis six semaines dans des quartiers de Marawi, une ville musulmane de l'île de Mindanao.

En dépit d'une campagne massive de bombardements aériens et de tirs d'artillerie, et de l'appui des forces américaines, l'armée, qui se bat pour chaque maison de la ville, n'est toujours pas parvenue à mater ce soulèvement qui a fait plus de 460 morts et près de 400.000 déplacés.

L'armée estime qu'Abou Sayyaf retient actuellement 22 otages.

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