Cette Saoudienne raconte son cheminement vers l'athéisme et les menaces qu'elle encourt

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Être athée dans une théocratie qui condamne à mort ceux qui le sont, demande un énorme courage. Cette Saoudienne a eu l'audace de se rebeller contre l'austérité de l'ordre établi dans son pays en choisissant ses croyances. Rencontrée par la chaine DW, elle raconte son cheminement. (vidéo ci-dessus)

"Comme toute musulmane dans mon pays, je ne lisais que le Coran et ce qui est lié à la religion (...) jusqu'au jour que je découvre la science à travers internet et en faisant des rencontres intellectuelles sur Twitter", explique-t-elle. En Arabie Saoudite, l'islam n'est pas seulement la religion de l'État mais la charia envahit toutes les sphères, y compris l'éducation.

"Dans mon pays, on ne nous parle pas, ni à l'école, ni au sein de la famille, du big bang, de la théorie de l'évolution et autres. On est formaté", fustige-t-elle.

Elle évoque sa découverte de la philosophie et de la science comme un chamboulement salutaire. "Pourquoi ont-ils tant peur? Pourquoi ils privent des enfants du savoir?", se demande-t-elle indignée.

Ayant caché sa foi à sa famille, la jeune femme finit par leur en parler. En apprenant la nouvelle, sa mère l'oblige à faire un pèlerinage -la "Omra"- pour lui faire changer de croyance.

"Je suis encerclée par ma famille qui risque de me tuer et l'État, pour qui la conversion de l’islam à une autre religion est un acte d’apostasie et légalement passible de la peine de mort", déplore-t-elle.

L'article 23 de la loi fondamentale au royaume wahhabite énonce que: "L'État protège la foi islamique et applique la Charia islamique. L'État impose le bien et combat le mal; il accomplit les devoirs auxquels l'appelle l'Islam."

L'athéisme est également assimilé ainsi à l'apostasie qui est punit par la peine capitale dont l'exécution se fait généralement par décapitation d'un coup de sabre.

La loi anti-terroriste sert aussi à étouffer les libertés dont la liberté de conscience.

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