La venue de Michel Boujnah prend une ampleur politique: L'UGTT et le ministère des Affaires culturelles se positionnent

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MICHEL BOUJENAH
MEDALE Claude/Corbis via Getty Images
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Après le tollé créé par le venue de l'humoriste tunisien Michel Boujnah au Festival international de Carthage, l'UGTT et le ministère des Affaires culturelles ont réagi.

La centrale syndicale s'est exprimée mardi dans un communiqué demandant catégoriquement l'annulation de tous les spectacles de l'humoriste "non pas à cause de sa religion juive (...) mais pour ses positions sionistes et pour son soutien à une entité raciste, fachiste mais également pour son soutien à l'égorgeur Ariel Sharon" a indiqué le bureau executif de l'UGTT.

Face à l'ampleur que prend cette affaire, le ministère des Affaires culturelles a lui aussi réagi. Considérant que l'affaire est "sortie de son cadre culturel" et "a pris une dimension politique", le ministère affirme qu'il mènera des consultations "avec la société civile et les personnes impliquées et ce dans le cadre de la concertation et la participation dans la prise de décisions" afin de prendre la meilleure décision possible "pour l'intérêt national".

La programmation de l'humoriste français d’origine tunisienne Michel Boujnah à l'édition 2017 du festival de Carthage suscite la polémique depuis plusieurs jours.

Une lettre ouverte intitulée "Nous ne voulons pas de sionistes, quelque soit leur nationalité, sur nos scènes et dans nos festivals" a été adressée au ministère des Affaires culturelles pour annuler son spectacle.

Sur les réseaux sociaux les avis sont partagés entre les pour et les contre. Certains appellent en effet au boycott de l'artiste en arguant que ce dernier est un pro-sioniste et pro-israélien. Alors que d'autres mettent en avant son attachement à son pays natal, la Tunisie, et des multiplient éloges du pays dans les médias français et étrangers.

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