Le chorégraphe tunisien Radhouane El Meddeb au programme du Festival d'Avignon 2017

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RADHOUANE EL MEDDEB
Facebook/Radouane El Meddeb/Jean François Robert
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Le Festival d’Avignon débute ce jeudi 6 juillet sa 71e édition qui se poursuivra jusqu’au 26 juillet.

Créé en 1947, le festival français fait partie des plus importantes manifestations internationales du spectacle vivant contemporain.

Cette année, parmi les temps fort du programme, on note la présence du chorégraphe tunisien Radhouane El Meddeb avec sa dernière création de danse. Intitulée "Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire", la représentation aura lieu au Cloître des Carmes, du 20 au 25 juillet.

Radhouane El Meddeb a été formé à l’Institut Supérieur d’Art Dramatique de Tunis. Il a été consacré "jeune espoir du théâtre tunisien" en 1996 par la section Tunisie de l’Institut International de Théâtre, puis intègre l’atelier du Théâtre National de Toulouse en tant que comédien.

En 1990 et 1996, il joue successivement dans les films de Férid Boughedir, "Halfaouine, l’enfant des terrasses" et "Un été à la Goulette".

Il collabore à plusieurs projets chorégraphiques en France et en Tunisie, avant de signer sa première création solo, "Pour en finir avec MOI" qui amorce sa carrière de chorégraphe-interprète. Il fonde la "Compagnie de SOI" en 2016, enchaînant ensuite les créations et mises en scènes chorégraphiques. Parmi celles-ci, on nommera "Sous leurs pieds le paradis", qu’il interprète en solo au Festival Montpellier Danse en 2012 ou plus récemment, en 2014, "Au temps où les arabes dansaient".

Pour "Face à la mer, pour que les larmes deviennent des éclats de rire", le chorégraphe collabore avec des artistes tunisiens appartenant aux mondes de la danse, du théâtre ou encore de la musique.

Radhouane El Meddeb tente ici de relier son histoire personnelle à celle des artistes tunisiens confrontés à la réalité nouvelle du contexte post révolutionnaire.

"Après avoir dansé les rues de Tunis et la révolution, après avoir exploré le corps libre des Arabes, je veux aujourd’hui creuser chez moi et creuser au fond de moi, trouver des danseurs et interprètes et leur proposer de se dire, les mettre en voix, me libérer avec eux, leur proposer de partir avec moi à la recherche d’une nouvelle expérience" a affirmé Radhouane El Meddeb sur le site web de la "Compagnie de SOI".

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