CNDH: Précisions après la fuite partielle de son rapport sur Al Hoceima

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RAPPORT - La fuite partielle de son rapport en cours d'élaboration sur les événements d'Al Hoceima suscite "l'étonnement" du Conseil national des droits de l’Homme (CNDH). Dans un communiqué, ce dernier précise avoir constaté que des éléments de cette fuite ont été relayés par plusieurs médias. Ayant concerné une expertise médicale effectuée par deux médecins qu'il a mandatés pour vérifier les cas de torture qu'auraient subi les détenus, ces éléments, selon le CNDH, ne peuvent en aucun cas s'assimiler aux conclusions de son rapport final. Et d'expliquer que "l'exploitation de quelques éléments contenus dans un document interne a donné lieu à des déductions" qui ne représentent pas "l'aboutissement du travail mené par les deux experts".

Le CNDH souligne, par le même biais, que l'expertise médicale en question "fait partie d'outils de travail parmi d'autres qu'il utilise pour élaborer ses rapports sur ce type d'événements". Et d'ajouter que l'expertise "n'est pas un rapport définitif qui représente la position du CNDH et ses convictions basées sur des enquêtes, des recherches, des entretiens et des constatations réalisés par ses équipes sur le terrain".

Dans son communiqué, l'instance a tenu également à préciser qu'elle ne peut en aucun cas se substituer à la justice. "Le rapport réalisé par les deux experts a été mis à la disposition des parties concernées pour que celles-ci prennent "les mesures légales" qui lui semblent nécessaires.

Pour le CNDH, seul "son rapport global et final" sur les événements d’Al Hoceima représente "l'unique référence" de son évaluation de l'état des lieux "avec neutralité, objectivité et responsabilité". Le rapport devrait être bientôt rendu public, mais aucune date n'a pour l'instant été annoncée.

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