Le pétrole se stabilise dans un marché toujours surabondant

Publication: Mis à jour:
OIL PRICES
Oil price fall graph illustration. Oil pump and dollar icons on down fall chart. Red arrow | egromov via Getty Images
Imprimer

Les prix du pétrole se stabilisaient en cours d'échanges européens, la baisse du nombre de puits de forage en activité aux États-Unis ne parvenant pas à faire oublier de façon pérenne la surabondance de l'offre au niveau mondial.

Vers 10H00 GMT (12H00 HEC), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre, dont c'est le premier jour d'utilisation comme contrat de référence, valait 48,71 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 6 cents par rapport à la clôture de vendredi. Le cours du Brent est monté lundi vers 07H20 GMT à 49,15 dollars, son niveau le plus fort en trois semaines.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" (WTI) pour livraison en août prenait 2 cents à 46,06 dollars. Le prix du WTI a atteint vers 07H25 GMT 46,44 dollars, son niveau le plus élevé en trois semaines.

Vendredi, alors que le mois de juin se terminait, "les cours du pétrole ont terminé en fanfare le mois et le trimestre, les deux références du brut mettant un terme à une série de baisses, après cinq replis hebdomadaires consécutifs", a observé Stephen Brennock, analyste chez PVM.

Et ce sont les États-Unis qui ont alimenté cette reprise des cours, avec notamment un accès de faiblesse du dollar, un mouvement qui rend les achats d'or noir, libellés dans la monnaie américaine, moins onéreux et donc plus attractifs pour les investisseurs munis d'autres devises, et une baisse de la production lors de la semaine close le 23 juin.

Et "un autre pilier de soutien des cours s'est matérialisé sous la forme d'une pause dans la hausse implacable de l'activité de forage aux États-Unis la semaine dernière", a noté M. Brennock.

En effet, selon des données publiées vendredi, "le nombre de puits en activité aux États-Unis a baissé pour la première fois depuis janvier ce qui laisse à penser que certains producteurs commencent à sentir l'impact négatif de la récente baisse des prix", a poursuivi l'analyste.

La production de pétrole de schiste aux États-Unis, l'une des grandes responsables de la surabondance de l'offre mondiale d'or noir, est coûteuse et n'est plus rentable si les cours du brut sont trop bas.

Mais "il est trop tôt pour voir (cette hausse des cours) comme un renversement de tendance", ont tempéré les analystes de Commerzbank.

En effet, les signaux sur l'offre mondiale pointent toujours vers la difficulté pour l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et de ses partenaires de limiter leur production, malgré les engagements pris en fin d'année dernière.

"Même si les pays liés par cet accord le respectent à 92%, la production du Nigeria et de la Libye, tous deux exemptés de limitation, croît considérablement", a-t-on relevé chez Commerzbank.

En outre, les échanges devraient rester limités en début de semaine car de nombreux investisseurs seront absents mardi, et une partie de la journée lundi, en raison d'un jour férié pour la fête nationale aux États-Unis.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.