L'ultimatum adressé au Qatar expire ce dimanche

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Qatari Foreign Minister Sheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani attends a news conference in Rome, Italy, July 1, 2017. REUTERS/Alessandro Bianchi TPX IMAGES OF THE DAY | Alessandro Bianchi / Reuters
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QATAR - L'ultimatum adressé au Qatar par l'Arabie saoudite et ses alliés arabes expire ce dimanche sans qu'aucun signe ne dessine la possibilité d'une sortie de crise.

L'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Bahreïn et l'Egypte ont rompu le 5 juin dernier leurs relations diplomatiques, puis fermé toutes frontières aériennes, maritimes et terrestres, avec le Qatar. Ils accusent ce pays du Golfe de liens avec le terrorisme.

La liste d'exigences "a été conçue pour être rejetée"

Ces pays ont transmis le 23 juin au Qatar une série de requêtes à mettre en oeuvre sous dix jours. Le délai ainsi fixé à la mise en oeuvre de ces exigences, transmises par le Koweït qui fait office de médiateur, expire dimanche.

En déplacement à Rome, le ministre qatari des affaires étrangères, cheikh Mohammed Ben Abdelrahman Al-Thani, a déclaré à la presse que la liste d'exigences "a été conçue pour être rejetée. Elle n'est pas censée être acceptée ou même négociée".

L'ultimatum arabe, a-t-il ajouté, "ne vise pas à lutter contre le terrorisme mais à restreindre la souveraineté du petit émirat gazier".

Selon l'AFP, parmi ces demandes, figurent notamment la fermeture de la chaîne Al-Jazeera, la réduction des relations avec l'Iran ainsi que la fermeture d'une base militaire turque au Qatar.

Mohammed Ben Abdelrahman Al-Thani a cependant réitéré que le Qatar était prêt à négocier avec ses voisins arabes. Ceux-ci ont souligné que leurs exigences n'étaient pas négociables.

Le Maroc de son côté avait annoncé qu'il souhaitait rester neutre dans cette crise, et avait proposé son aide pour servir de médiateur entre le Qatar d'un côté et l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn et l’Égypte de l'autre.

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