France: le conducteur ayant visé une mosquée "souffre de schizophrénie"

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FRANCE POLICE
French gendarmes prepare to escort a vehicle carrying Murielle Bolle (not pictured) outside the courthouse of Dijon on June 29, 2017 where she is being heard for complicity in the murder of the four-year-old Gregory Villemin in 1984.Bolle is the sister in law of Bernard Laroche, who was charged with the murder of Gregory Villemin, based on evidence she gave when she was a teenager. Four-year-old Gregory Villemin was found, his hands and feet bound, drowned in the Vologne river in the Vosges moun | PHILIPPE DESMAZES via Getty Images
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L'homme qui a tenté jeudi de foncer en voiture sur des fidèles de la mosquée de Créteil, en banlieue parisienne, à la sortie de la prière du soir, "souffre de schizophrénie et a été hospitalisé", a indiqué vendredi la justice française.

Son expertise psychiatrique a "conclu à l'incompatibilité de l'état de santé avec la garde à vue et à la nécessité d'une hospitalisation" en psychiatrie, a indiqué le parquet de Créteil (région parisienne) à l'AFP. Le certificat médical mentionne "des propos délirants et incohérents", a-t-il ajouté.

Cet Arménien de 43 ans, sans emploi et titulaire d'une carte d'invalidité, "a été hospitalisé deux fois en 2006 et 2007 pour schizophrénie", selon le ministère public. "Actuellement, il est sous traitement médicamenteux".

Le parquet va ouvrir une information judiciaire et la police pourra interroger le prévenu au sortir de son séjour à l'hôpital.

L'homme, qui réside à Créteil, a percuté les barrières et traversé le terre-plein grillagé protégeant la mosquée avec son 4x4, avant de tamponner des voitures de fidèles au sortir de la prière, sans faire de blessé. Il a été interpellé jeudi soir à son domicile.

Ses motivations restaient dans l'immédiat nébuleuses. Des témoins de la scène sont actuellement auditionnés, a ajouté le ministère public.

Selon une source proche du dossier, l'homme a tenu des "propos confus en référence aux attentats" jihadistes qui ont fait 239 morts en France depuis 2015.

Dix jours après l'attentat antimusulman de Londres, perpétré par un homme qui a foncé sur les fidèles de la mosquée de Finsbury Park et fait onze blessés, la communauté musulmane française se sent elle aussi prise pour cible. Certains de ses responsables ont dénoncé une "tentative d'attaque" et demandé aux pouvoirs publics de "renforcer la protection des lieux de culte".

Le préfet de police de Paris, Michel Delpuech, a condamné l'acte survenu jeudi et réitéré ses consignes de vigilance aux forces de l'ordre protégeant les lieux de culte musulmans.

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