Biens confisqués, Assemblée constituante, recrutements hasardeux dans les ministères: Le président de la Cour des comptes fait le point

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Selon le premier président de la Cour des Comptes, Néjib Gtari, les 456 entreprises confisquées par l'État éprouvent des difficultés financières. Une situation critique qui laisse ces dernières incapables, parfois, d'honorer leurs engagements et de se trouver au bord de la faillite.

Venant exposer le 30 ème rapport de la Cour des comptes à Shems Fm, Néjib Gtari a noté, , que le montant relatif à la cession des biens confisqués s'élève à 1395 millions de dinars. "58% de ce montant a été destiné à la couverture des dettes de ces entreprises" a-t-il répliqué.

Beaucoup d'obstacles ont été décelés en matière de confiscation des biens, a révélé Gtari. Il a fait savoir que l'État n' a pas pu jusqu'à présent bénéficier de profits engendrés par quatre entreprises confisqués. "Le profit de ces entreprises est estimé à 159 millions de dinars" a-t-il précisé. Il a affirmé, d'autre part, que l'État n'est pas parvenu à confisquer sa part de 11 entreprises bancaires, d'une valeur de 2.7 millions de dinars. 17 autres biens fonciers ont été totalement saccagés.

Le premier président de la Cour des Comptes, s’est, également, penché sur le dossier des recrutements notamment aux ministères de l'Éducation et de la Jeunesse et des Sports. Il a indiqué que le nombre de personnes recrutées s'élève à 2792 au ministère de l'Éducation et 555 au ministère de la Jeunesse et des Sports. Un chiffre colossal qui représente près de 21% de l'ensemble des recrutements. "L'ensemble des salaires versés pour ces recrutements exceptionnels pour ces deux ministères est de 81 millions de dinars, et ce à partir de la date du recrutement à la fin de l'année 2015" a-t-il précisé.

Le 30 ème rapport de la Cour des comptes souligne, par ailleurs, plusieurs dépassements constatés à l’Assemblée nationale constituante (ANC). Parmi les principales défaillances mentionnées figurent la difficulté du suivi des activités de l’assemblée, le dépassement du plafond autorisé des primes de logement qui a été régularisé par la suite à travers la loi de Finances de l'année d'après, la publication de seulement 11% des PV des séances plénières au JORT, outre le retard énorme dans l’élaboration de la Constitution, et les absences des députés.

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