À Mossoul, l'Irak dit avoir repris la mosquée Al-Nouri et annonce "la fin de Daech"

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MOSSOUL
Fire and smoke billow following a reported car bomb explosion as Iraqi forces clash with Islamic State (IS) group fighters in the embattled city of Mosul on April 7, 2017.The operation by Iraqi forces to retake Mosul has become a slow, grinding battle that has taken a heavy toll on civilians and pushed more than 200,000 to flee. / AFP PHOTO / AHMAD GHARABLI (Photo credit should read AHMAD GHARABLI/AFP/Getty Images) | AHMAD GHARABLI via Getty Images
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INTERNATIONAL - Le monde entier connaît ce lieu comme celui où Daech est né. La mosquée Al-Nouri de Mossoul, en Irak, a été la tribune d'Abou Bakr al-Baghdadi en juillet 2014, lorsqu'il avait donné son premier prêche en tant que chef du groupe jihadiste État islamique (EI). Les forces irakiennes ont annoncé ce jeudi 29 juin en avoir pris le contrôle.

D'après l'armée irakienne, les Forces spéciales ont pris la mosquée aux mains des jihadistes. "Le Service du contre-terrorisme (CTS) contrôle la mosquée Al-Nouri et (le minaret) Al-Hadba", a indiqué le Commandement des opérations conjointes dans un communiqué.

La reprise de cette mosquée marque la "fin de l'Etat" jihadiste, a affirmé le Premier ministre irakien. "Nous assistons à la fin du faux Etat de Daech", a déclaré Haider al-Abadi en anglais sur son compte Twitter, utilisant un acronyme en arabe de l'Etat islamique.

Un commandant des Forces spéciales a cependant indiqué à l'AFP que le site n'avait pas encore été repris mais que ses forces étaient sur le point de le faire. D'après le général Abdelwahab al-Saadi, les forces irakiennes se trouvaient à une vingtaine de mètres des lieux. Elles poursuivent à Mossoul leur offensive pour chasser les jihadistes de leur dernier carré de la deuxième ville d'Irak.

Les jihadistes ont fait exploser le site la semaine dernière

La mosquée et le minaret penché, connu sous le nom de "Hadba" ("la bossue"), détruits la semaine dernière par les jihadistes, étaient des monuments emblématiques de Mossoul.

Ils ont également acquis une importance particulière sous le règne de l'EI qui s'est emparé de Mossoul en 2014. C'est dans cette mosquée qu'Al-Baghdadi était apparu peu après que les jihadistes se soient emparés de la deuxième ville d'Irak, appelant dans un prêche les musulmans à lui obéir.

Le minaret, dont la construction a été achevée en 1172, était un emblème de la ville et est imprimé sur les billets de 10.000 dinars irakiens. Les jihadistes avaient planté leur drapeau noir à son sommet, à 45 m de hauteur.

La perte imminente du Vieux Mossoul par les jihadistes

Des responsables irakiens et de la coalition internationale menée par les États-Unis, qui soutient les forces irakiennes, avaient vu dans la destruction du site un signe de la perte imminente du Vieux Mossoul par les jihadistes. Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi avait estimé qu'elle équivalait à une "déclaration officielle de défaite" alors que l'EI avait affirmé via son organe de propagande Amaq que les sites avaient été bombardés par l'aviation américaine.

Trois années après, le sort de Baghdadi demeure inconnu tandis que l'EI a perdu la majeure partie du terrain qu'il avait occupé à la suite d'une offensive fulgurante lancée en juin 2014.

À Mossoul, dernier grand fief urbain de l'EI en Irak, le groupe jihadiste contrôle toujours un petit secteur de la vieille ville mais les rues étroites et la présence de nombreux civils rendent l'avancée des forces irakiennes extrêmement délicate, alors que les combattants de l'EI opposent une farouche résistance.

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