Al Hoceima: El Othmani retrousse ses manches et appelle au calme

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OTHMANI
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DÉCLARATION - "Le roi a adressé des messages clairs aux ministres et à l’ensemble du gouvernement". Le chef du gouvernement, Saad Eddine El Othmani, a bien saisi les "messages" du souverain dont l’un des premiers est d’assurer le suivi des projets de développement à Al Hoceima.

Après une réunion de la majorité, mardi 27 juin, le comité interministériel réunissant les départements concernés par le programme "Al-Hoceima, Manarat Al moutawassit" s’est réuni, le lendemain, pour étudier les origines du retard accusé dans la réalisation des projets. Et c’est à quelques minutes de la tenue de cette réunion que le chef du gouvernement a donné une déclaration à la presse.

Une promesse et des préoccupations

Pour Saad Eddine El Othmani, le gouvernement est désormais "mobilisé" et prêt à "redoubler d’effort" afin d’accélérer la cadence d’exécution des projets de développement. Mais face aux événements qui secouent toujours Al Hoceima, le chef du gouvernement affiche son désarroi.

"Nous avons suivi avec grande préoccupation les événements qui ont eu lieu lundi dernier à Al Hoceima", a-t-il dit, faisant allusion aux tensions qui ont fait, selon des sources officielles, 39 blessés du côté des forces de l'ordre. Quant au nombre des arrestations et des blessés du côté des manifestants, il n’est pas encore connu pour l’instant.

Le chef du gouvernement a exprimé son inquiétude quant à la violence: "Nous regrettons qu’il y ait eu des blessés que ce soit du côté des forces publiques ou du côté des manifestants".

Appel aux habitants

Face au mouvement de protestation, qui semble ingérable, pour le gouvernement, c’est un appel au calme que lance Saad Eddine El Othmani: "Je veux adresser un appel aux habitants pour nous aider dans la réussite de cette phase". Une "phase" de défis que le gouvernement entend relever même si la mission s’avère difficile dans les conditions actuelles. "Il faut réussir cette phase par un climat de calme et de stabilité", a-t-il insisté.

Et de préciser qu’il s’agit d’une condition sine qua non afin que le gouvernement puisse travailler sur le terrain et "convaincre les investisseurs de venir". "Ce sont eux (les investisseurs) qui offrent des opportunités de travail, qui produisent des richesses, qui dynamisent le développement économique et social dans la région", a-t-il tenu à expliquer.

Toute plainte pour torture fera l’objet d’une enquête

Le chef de gouvernement a, par ailleurs, souligné la nécessité de respecter la loi. "C’est une priorité que ce soit vis-à-vis des citoyens ou des manifestants", a-t-il indiqué, affirmant que le roi a donné ses instructions pour qu'"il y ait une fermeté dans le respect des règles du procès équitable". "Nous avons confiance en la justice (…) Toute plainte contre une quelconque torture ou abus fera l’objet d’une enquête et d’expertises", a-t-il tranché.

Et c’est avec une note optimiste que le chef du gouvernement a choisi de conclure sa déclaration. Il s'est ainsi montré convaincu que "le travail la main dans la main dans une ambiance de confiance mutuelle apportera un apaisement à différents niveaux".

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