Al Hoceima : 66 plaintes contre la torture feront l'objet d'expertises médicales

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MUSTAPHA EL KHALFI
Mustaphe El Khalfi/page Facebook
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AL HOCEIMA - Les cas de torture ayant fait l’objet de demandes d’expertises sont au nombre de 66. Elles seront toutes soumises à l’expertise médicale. C’est ce que le porte-parole du gouvernement et ministre chargé des Relations avec le parlement, Mustapha El Khalfi, a déclaré, ce jeudi, au point de presse tenu à l’issue du conseil de gouvernement hebdomadaire.

"Nous acceptons d’une manière automatique toutes les plaintes", a-t-il précisé, rappelant l’engagement du gouvernement d’enquêter sur tout abus avéré à l’encontre des détenus d’Al Hoceima.

97 détenus provisoires

Le nombre des détentions provisoires, dont les dossiers sont en cours d'instruction, a atteint 97: 48 à Casablanca, 21 à la cour d’appel d’Al Hoceima et 28 au tribunal de première instance de la même ville. Les données livrées par El Khalfi indiquent également que le nombre des détenus jugés, à ce jour, est de 40. "Pour la grande majorité d’entre eux, il s’agit d’une peine de prison ferme, alors que 20% ont été condamnés à des peines avec sursis", a-t-il souligné.

Ceux qui sont poursuivis en état de liberté provisoire sont au nombre de 18. Quant aux dossiers classés, ils se chiffrent à 16.

Pour ce qui est de la garde à vue, elle concerne, actuellement, 47 personnes dont presque la totalité à Al Hoceima (45), alors que 2 le sont à Casablanca.

108 blessés dans les rangs des forces de l'ordre

Sur les événements d’Al Hoceima survenus lundi, le porte-parole du gouvernement a affirmé que le nombre de blessés dans les rangs des forces de l'ordre a été revu en hausse: alors qu'il n'était que de 39 au début de cette semaine, il est, aujourd'hui, de 108 dont certains sont dans un état très grave. "Le ministre de la Santé nous a indiqué que plusieurs sont hospitalisés à la réanimation", a précisé El Khalfi.

Et d’ajouter que le gouvernement témoigne de "l’estime" pour le travail des forces de l’ordre qui se "déroule dans des conditions très difficiles". Il a toutefois prévenu que le gouvernement sera ferme vis-à-vis d’abus qui feront l’objet d’enquête pour "rendre justice aux victimes".

Par ailleurs, le ministre a annoncé que sur le volet des droits de l’Homme, la stratégie nationale sera actualisée afin de mieux répondre aux besoins. "La stratégie sera actualisée avant la fin de 2017 pour être mise en œuvre début 2018", a affirmé El Khalfi, indiquant que les différents intervenants notamment associatifs y seront impliqués.

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