Ce journaliste à la Maison Blanche en avait vraiment marre de se faire traiter de "fake news"

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ÉTATS-UNIS - "À la moindre erreur, le public peut décider de changer de chaîne ou arrêter de nous lire. Vous, vous avez été élus pour au moins quatre ans, et ça on ne peut rien y faire." On sent bien que quelque chose bouillonnait depuis longtemps chez Brian Karem, journaliste au District Sentinel de Washington.

Mardi 27 juin, alors qu'il participait comme souvent depuis quarante ans au point presse de la Maison Blanche, ce journaliste estimé et reconnu a décidé qu'il était temps de pousser un coup de gueule mémorable.

Comme le montre notre vidéo en tête d'article, c'est une énième tirade de la porte-parole de la Maison Blanche, Sarah Huckabee Sanders contre une presse qui ne ferait que colporter des "fake news", qui a mis le feu aux poudres. L'homme s'est donc lancé dans un vibrant plaidoyer en faveur des médias, expliquant qu'ils tentaient tant bien que mal de faire leur travail et que le gouvernement et le président des États-Unis ne faisaient que leur mettre des bâtons dans les roues, cherchant sans relâche à décrédibiliser leur travail.

Brian Karem est particulièrement concerné par la question des sources à propos desquelles les porte-paroles, proches et ministres de Donald Trump ne cessent d'attaquer la presse: au début de sa carrière, il s'était retrouvé en prison pour avoir refusé de livrer le nom de ceux qui lui avaient permis d'obtenir l'interview du suspect d'un meurtre très médiatisé. Il avait même tiré de cette expérience un livre dans lequel il détaillait l'importance ultime pour un journaliste de protéger ses sources.

Après cette rude épreuve, Brian Karem avait reçu le prix de la Liberté de la presse de la part de l'association des journalistes américains pour récompenser sa déontologie et son acharnement professionnel. Logique dès lors de voir que c'est lui qui a été parmi les premiers à craquer face à la position on ne peut plus sèche de l'administration Trump face aux médias.

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