La cyberattaque qui touche la Russie et l'Ukraine devient mondiale

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Twisted copper wiring sits in an electrical unit inside a communications room at an office in London, U.K., on Monday, May 15, 2017. Governments and companies around the world began to gain the upper hand against the first wave of an unrivaled global cyberattack, even as the assault was poised to continue claiming victims this week. Photographer: Chris Ratcliffe/Bloomberg via Getty Images | Bloomberg via Getty Images
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La cyberattaque qui a commencé à sévir en Russie et en Ukraine se répandait mardi en Europe occidentale, touchant notamment plusieurs grands groupes internationaux, ont déclaré ces sociétés.

Le transporteur maritime danois Maersk, le géant publicitaire britannique WPP et l'industriel français Saint-Gobain ont confirmé avoir été touchés et que leurs systèmes informatiques avaient été protégés pour éviter d'éventuelles pertes de données.

"La plupart de nos systèmes informatiques sont hors service du fait d'une attaque virale, nous continuons d'évaluer la situation. La sécurité de nos opérations est notre priorité maximale" , a déclaré à l'AFP la porte-parole de Maersk, Conception Boo Arias.

De son côté, le français Saint-Gobain a confirmé à l'AFP avoir "fait l'objet d'une cyberattaque. Par mesure de sécurité, afin de protéger nos données, nous avons isolé nos systèmes informatiques".

Le géant britannique de la publicité a de son côté affirmé sur Twitter "prendre toutes les mesures appropriées" alors que "les systèmes informatiques de plusieurs branches du groupe sont touchés par une cyberattaque".

Ces groupes occidentaux sont les premiers concernés par la nouvelle attaque massive qui a touché l'Ukraine et la Russie dans l'après-midi, via un rançongiciel (ransomware) de la famille du virus Petya.

"Le phénomène des ransomwares se démocratise. Ces vagues d'attaques virales, on va en avoir beaucoup dans les prochains mois. C'est un peu comme les épidémies de grippe en hiver. On va devoir faire face à des épidémies de rançongiciels saisonnières", a déclaré à l'AFP le colonel Nicolas Duvinage, chef du Centre de lutte contre les criminalités numériques (C3N) de la Gendarmerie Nationale française.

L'attaque a touché simultanément des entreprises ukrainiennes majeures, perturbant le fonctionnement des banques et des aéroports, ainsi que le géant pétrolier russe Rosneft.

Interrogées par l'AFP, plusieurs entreprises de cybersécurité estimaient qu'il est prématuré de se prononcer sur le mode utilisé par l'attaque, qu'elles continuent à évaluer.

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