Le pétrole se stabilise à la fin d'une mauvaise semaine

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OIL PRICE
Stock market concept with oil rig in the gulf and oil refinery industry background,Double exposure | Kanoke_46 via Getty Images
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Les cours du pétrole ont ouvert en très légère hausse vendredi, se stabilisant à la fin d'une semaine difficile durant laquelle la chute des prix s'est accentuée.

Vers 13H20 GMT, le prix du baril de "light sweet crude" (WTI), référence américaine du brut, prenait 5 cents à 42,75 dollars sur le contrat pour livraison en août au New York Mercantile Exchange (Nymex).

"Après la semaine que l'on a connue, le marché essaye de trouver un plancher", a commenté Phil Flynn de Price Futures.

Sur la semaine, le baril a perdu 4% à New York, dernière étape en date d'une dégringolade de plus de 16% entamée fin mai.

Au delà de ce rebond technique, "il n'y a toujours pas de fin aux nouvelles peu engageantes qui pourraient continuer à faire sortir du marché les investisseurs de court terme", ont estimé les analystes de Commerzbank.

"Le sentiment général demeure très négatif sur fond de crainte de surabondance de la production", a confirmé Lukman Otunuga, analyste chez FXTM.

Parmi les derniers développements concernant l'offre, les experts de Commerzbank mettaient en avant le niveau élevé des exportations nigérianes et des livraisons saoudiennes aux Etats-Unis et à la Chine au mois de mai.

L'Arabie saoudite est le premier exportateur mondial de brut et le membre dominant de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) qui a mis en place une limitation de sa production jusqu'en mars 2018 dans le but de faire remonter les prix.

Sur le plan américain, des interrogations commencent à émerger sur la capacité des compagnies pétrolières à maintenir une production rentable au niveau actuel du baril. Les extractions américaines, notamment de pétrole de schiste, ont fortement augmenté depuis l'automne.

A ce titre, les investisseurs se montreront attentifs à la publication vendredi du décompte hebdomadaire des puits de forage en activité aux Etats-Unis, réalisé par le groupe privé Baker Hughes et considéré comme un indicateur avancé de la production.

"Même si le nombre de puits augmente, et que cela se voit aujourd'hui, ils ont été décidés quand le baril valait dix dollars de plus", a prévenu Phil Flynn.

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