Après son tour de Tunisie à vélo, Mohamed Ben Brahim veut être le premier tunisien à réaliser le tour du monde à pieds

Publication: Mis à jour:
VRVR
Facebook/Mohamed Ben Brahim
Imprimer

Il avait déjà fait le tour de la Tunisie en bicyclette, Mohamed Ben Brahim voit plus grand maintenant. Non seulement, il prépare un tour du monde, mais en plus à pieds.



40.000 km à pieds sur une période de 3 ans, c’est le défi de ce Tunisien, qui partira le 15 septembre 2017 de Dakar, “J’ai choisi cette date car je vais traverser le désert, et c’est bien mieux de le faire en automne et en hiver, pendant la journée, plutôt qu’en été, pendant la nuit” explique-t-il.

De Dakar, devant l’ambassade tunisienne, il traversera l’Afrique, de l’Ouest à l’Est et parcourra ensuite l’Asie pour arriver à l’autre bout du Pacifique, en Amérique du Nord, où il cheminera 7000km du Canada.



Une aventure qui demande une performance physique considérable, pourtant, Mohamed ne se dit pas un grand sportif, quoiqu’il ait déjà sillonné la Tunisie à vélo et ait pratiqué le crossfit. Son année de service militaire, effectuée il y a quelques années, lui a permis d’acquérir les techniques de survie, il se sent donc prêt pour ce défi.

Reste que pour lui, le plus important, c’est d’être préparé moralement, “Je sais que ça ne sera pas facile, je vais me retrouver seul, je tomberai malade. Il y a toujours des risques de parcours” mentionne Mohamed. Mais sa volonté le regagne.

“Je serai le premier dans tout le monde arabe à faire le tour du monde à pieds, et à ma connaissance, depuis les années 50, il n’y a eu que 4 personnes qui ont déjà relevé le défi” avance Mohamed Ben Brahim au HuffPost Tunisie.

vfgbhn

“Et c’est une bonne raison de persévérer” continue-t-il. “Je porte un message d’espoir, pour dire que rien n’est impossible, il suffit de persévérer et d’avoir de la volonté”.

Mohamed compte, au cours de sa virée, promouvoir la Tunisie, sa façon à lui de lutter contre le terrorisme et de porter un message de paix, au nom de son pays, et d’encourager le monde à le visiter.

Une vie de nomade l’attend, et son chariot est presque prêt, “je suis en train d’acquérir tout le matériel nécessaire pour pouvoir voyager en toute autonomie”.

Un matériel qu’il doit se procurer à l’étranger, et qui coûte assez cher, souligne Mohamed “Mais il le faut! Je relèverai ce défi! Même si, malheureusement, je n’ai trouvé aucun soutien de la part des institutions et organismes tunisiens” conclut-il.

Retrouvez les articles du HuffPost Tunisie sur notre page Facebook.