La croissance des cyberattaques, préoccupation majeure pour les nations

Publication: Mis à jour:
A
DR
Imprimer

Pour faire face des cyberattaques, plusieurs organismes internationaux comme l’Union internationale des télécommunications (UIT) ont sollicité les universités pour leur proposer des moyens d’assurer la protection des réseaux, en particulier ceux des pays émergents. Le phénomène grandissant inquiète à tous les niveaux, y compris les patrons de compagnies IT.

Au cours des trois derniers mois, plusieurs agences d’enregistrement et d’analyse pour la sécurité de l’information ont relevé, dans plusieurs pays, une forte croissance des cas d’usurpation d’identité lors de campagnes de phishing.

Les auteurs se font passer pour des entreprises et organismes officiels. Face à cette alerte, plusieurs pays ont établi un programme destiné à accélérer le processus de lancement de start-up actives dans le domaine de la cyber sécurité.

De nombreux experts de la surveillance de l’Internet et travaillant de la normalisation des aspects de la sécurité des transactions électroniques en ligne, ont participé à des travaux de recherche et séminaires afin d’échanger les informations et de débattre plusieurs problématiques afin d’aboutir à de meilleures compréhension et appréhension du phénomène de l’accroissement important de la fraude en ligne et des tentatives d’actions illicites sur les connexions établies qui commencent ces derniers temps à cibler les structures gouvernementales sensibles.

Causé par un développement important des réseaux dans le monde, une augmentation de l’activité politico-économique dans le Net et surtout une grande croissance du nombre d’utilisateurs mobiles, ce phénomène a été classé dans le chapitre de la criminalité en ligne qui est de la responsabilité des organisations juridiques internationales.

Ces dernières auront la lourde tâche de constituer des groupes de travail pour trouver les solutions les plus productives afin de réduire le taux de nuisance à la crédibilité juridique des réseaux téléinformatiques. Historiquement, la fraude a toujours été présente dans les échanges effectués via les systèmes des télécommunications, mais l’informatisation de ces derniers, a permis de propulser Internet pour devenir le moteur de l’économie des services et a élargi alors le champ d’action des fraudeurs.

La mise en activité des réseaux de nouvelle génération (NGN) a, certes, facilité la connexion des réseaux traditionnels à Internet mais a permis au Net de conserver ses protocoles qui se sont montrés, au fil des années, très vulnérables aux cyberattaques. La porte est restée donc ouverte aux extorsions de fonds, au cyber-espionnage, aux vols d’identités et aux viols des droits de propriétés intellectuels.

Les botnets (codes malveillants) deviennent de plus en plus sophistiqués, invisibles et silencieux. Leur nombre se multiplie sans cesse. Il est important de signaler que l'objectif du botnet est de ne pas se faire remarquer. Exit donc les bons vieux virus qui cherchaient à détruire la productivité des utilisateurs. Il y a même des trojans très bien faits qui savent nettoyer une machine de ses virus pour qu'il soit tranquillement installé avant de se mettre à la disposition de son "propriétaire".

Un véritable business

C’est pourquoi, le piratage est devenu un vrai business. On paye pour profiter des failles de la mobilité des usagers et bénéficier alors des services de piratage des données de grandes entreprises. En effet, selon une étude intitulée " mobile iPass 2017", réalisée sur un échantillon de 500 entreprises situées aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne et en France, et dont le but était de trouver un équilibre entre sécurité et besoin de mobilité des effectifs, 40% des entreprises estiment que les hauts cadres sont très exposés au risque de piratage lorsqu’ils travaillent en dehors du siège.

Les cafés ont été classés au premier rang des lieux à haut risque par 42% des sondés, dans une liste qui comprenait les aéroports (30%), les hôtels (16%), les parcs des expositions (7%) et les avions (4%). Ainsi, pour faire face à ce phénomène, plusieurs organismes internationaux, dont l’union internationale des télécommunications (UIT), ont sollicité les universités pour leur proposer les meilleurs moyens d’assurer la protection des réseaux, en particulier ceux des pays émergents.

Cette décision est venue pour tenter de répondre aux nombreuses requêtes qui émanent des pays émergents. En effet, plusieurs gouvernements ont rappelé la difficulté d’assurer la sécurité informatique sur l’ensemble de leurs territoires tant que le principe d’organisation, ni les règles de base n’étaient définies clairement sur le plan international.

Même les patrons des compagnies IT n’ont pas caché leur préoccupation pour la sécurité des échanges de données de leurs clients notamment celle qui concerne les applications mobiles. Certains d’entre eux, ont décidé de placer la lutte contre la cybercriminalité comme l'une des premières grandes causes économiques de leurs entreprises.

Beaucoup d’entre eux estiment également que les infections provoquées par les attaques des pirates sont devenues assez aléatoires, mais les techniques utilisées sont de plus en plus complexes. La sécurisation d’Internet passe donc obligatoirement par une maîtrise parfaite de l’ensemble des voies d’acheminement des données (fixes et mobiles) issues de tous les modèles d’architectures existants.

Retrouvez les articles de HuffPost Algérie sur notre page Facebook.

Pour suivre les dernières actualités en direct, cliquez ici.