En attendant d'avoir leurs droits, les réfugiés fêtent "la Tunisie, une terre d'accueil" avec des artistes tunisiens

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HCR/Ch.Ouanes
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"Les réfugiés sont des êtres humains comme nous tous, mais qui passent par cette période difficile, momentanément, jusqu'à ce que la situation de leur pays s'améliore, et qu'ils puissent y retourner en toute dignité", a affirmé Mazin Abu Shanab, Représentant du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés en Tunisie, au HuffPost Tunisie.

Et parce que la journée mondiale des réfugiés (20 juin) "ça se fête avec les réfugiés", les familles syriennes, venues trouver refuge en Tunisie, ont été conviées à une soirée en leur honneur avec notamment un concert assuré par des chanteuses tunisiennes comme Lobna Noomen et Badiaa Bouhrizi.

Pour les organisateurs, c'est l'occasion de rappeler aux réfugiés qu'ils ne sont pas oubliés, qu'ils sont les bienvenus ici, dans cette belle Tunisie, un pays qui, à travers les siècles, a su prouver son hospitalité.

"Les frontières n'ont pas lieu d'exister. L'Homme a le droit de se déplacer comme il le souhaite dans le monde entier. Et si leurs pays connaissent la guerre et qu'ils doivent fuir, ils sont les bienvenus. La solidarité humaine n'est pas une faveur, c'est un devoir" avance Badiaa Bouhrizi, venue chanter pour le public syrien.

Et tous les artistes se sont accordés pour le dire, "Nous sommes des citoyens du monde!"

Najla Ben Abdallah, Lobna Noomen, Hamdi Hadda, Amira Derouiche, Jamil Najjar et Badiaa Bouhrizi ont participé, chacun à sa façon, à soutenir cette cause humaine.

Dans le Slideshow qui suit, des messages d'espoir et beaucoup d'amour de la part des artistes:

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Des artistes tunisiens qui soutiennent les réfugiés
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En attentant la loi sur le droit d'asile

"Un réfugié est une personne qui a quitté son pays pour persécution, liée à l'ethnie, à la religion, à la nationalité, à une appartenance à un groupe social bien déterminé" explique Wajdi Ben Mhamed, directeur du programme et de la protection des réfugiés, du Croissant Rouge Tunisien.

C'est pourquoi des personnes fuient leurs pays d'origine et font une demande d'asile. Ils vont à la recherche d'un lieu qui les accueille, qui les protège et qui les accepte, tel un refuge.

"Nous travaillons actuellement sur la loi d'asile, qui permettra dans l'avenir de résoudre beaucoup de problèmes et principalement d'attribuer un statut légal aux réfugiés en Tunisie," souligne Wajdi Ben Mhamed, "La loi est prête mais pas encore validée par le gouvernement tunisien pour qu'elle soit soumise au parlement".

Mazin Abu Shanab, représentant du HCR en Tunisie espère la même chose, "que la loi sur l'asile soit examinée par l'Assemblée des Représentants du Peuple et qu'elle soit adoptée. Ceci sera un grand accomplissement pour la Tunisie, faisant d'elle le premier pays d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient à adopter cette loi humaine qui donnera aux réfugiés leurs droits et déterminera leurs devoirs."

Un grand accomplissement pour la Tunisie mais surtout pour les réfugiés, qui verront leur situation régularisée. Cette loi d'asile est importante dans cette lutte pour les droits des réfugiés, car elle leurs donnera le droit à un séjour légal, où ils pourront accéder au marché du travail de manière légale, louer une maison, et pouvoir vivre paisiblement, loin de la crainte d'être arrêtés et expulsés vers leurs pays. Dignement, tout simplement.

"La société civile, le peuple tunisien et le gouvernement tunisien travaillent beaucoup pour cette cause, et fournissent la protection, la liberté de circulation en Tunisie, et bien sûr le HCR les soutient dans leurs actions ou dans leurs plans d'urgence," précise le représentant du HCR.

650 réfugiés se trouvent en Tunisie, des Syriens en majorité, mais aussi d'autres nationalités du Moyen-Orient et de l'Afrique Subsaharienne. Ces chiffres sont en baisse ces dernières années, selon le Directeur des programmes du Croissant Rouge Tunisien ""on n'a pas une idée claire sur ce changement pour le moment, ça dépend de beaucoup de facteurs".

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