Le président français Emmanuel Macron rompt le jeûne avec le Conseil français du culte musulman, une première depuis 10 ans

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Invité par le Conseil français du culte musulman à rompre le jeûne avec la communauté musulmane, le président français Emmanuel Macron a répondu mardi favorablement à cette invitation, une première depuis 10 ans.

En effet, c'est la première fois depuis 2007 et Nicolas Sarkozy que le président de la République française répond favorablement à cette invitation.

Première rencontre avec les représentants d'un culte depuis son élection mais également premier discours à l'intention de la communauté musulmane, Emmanuel Macron a appelé à l' "unité nationale" et a souligné le rôle du Conseil français du culte musulman comme "voie de la raison face à la tentation du pire".

"Il faut toujours réaffirmé que dans notre pays, il n'y a pas les musulmans d'un côté et les Français de l'autre, mais bel et bien uniquement des Français de tous horizons, de toutes convictions; tous citoyens dans une République dont la laïcité garantit à chacun la liberté et l'égalité" a-t-il également tenu à préciser.

Appelant à la "fraternité", il indique que "comme tout autre croyant, chaque français de confession musulmane a le droit de vivre paisiblement sa foi, de la partager, s'il le souhaite, avec les siens et c'est le devoir des pouvoirs publics que de s'en assurer" avant de rappeler que "c'est la raison pour laquelle, l'État a encouragé (...) la structuration d'aumôneries musulmanes au sein de nos forces armées, dans les établissements pénitentiaires, dans les établissements hospitaliers...".

Il a également appelé les représentants de l'Islam en France à mener aux côtés de l'État français les "combats" contre le terrorisme qui selon lui sont multiples.

Le premier doit être mené contre le "fanatisme et sa diffusion" a-t-il indiqué appelant le Conseil français du culte musulman à être plus proche des jeunes générations: "La République ne peut se substituer à votre indispensable travail sur le terrain théologique et religieux" a affirmé le président français.

L'autre combat selon lui doit être mené contre une certaine pratique de l'Islam conduisant à la ségrégation au sein de la République: "Fonder son identité politique et sociale sur sa seule foi, c’est au fond admettre que sa foi n’est pas compatible avec la République" a-t-il admis.

Plusieurs solutions existent selon lui, dont la plus importante est "la formation d'imams sur le sol français", une formation "adaptée aux valeurs de la République" mettant ainsi un terme au recours à des imams formés dans des pays étrangers.

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