US hack: Comment des hackers marocains ont tenté de pirater l'élection présidentielle américaine

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HACKERS
A man holds a laptop computer as cyber code is projected on him in this illustration picture taken on May 13, 2017. Capitalizing on spying tools believed to have been developed by the U.S. National Security Agency, hackers staged a cyber assault with a self-spreading malware that has infected tens of thousands of computers in nearly 100 countries. REUTERS/Kacper Pempel/Illustration | Kacper Pempel / Reuters
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HACKING - Ce n'est pas la première fois que les pirates du web marocain entrent en action. Mais avec l'information rapportée par le quotidien américain Miami Herald, il semblerait que les hackers du royaume aient pris du galon. Au coeur de cet article paru le 18 juin dans les colonnes du site d'information américain, une tentative de piratage de plusieurs systèmes informatiques internes d'au moins 4 écoles de Floride. Le tout dans l'objectif d'atteindre le système informatique de vote de l'élection présidentielle de 2016.

Toujours selon le Miami Herald, qui cite United Data Technologies (UDT), les hackers seraient parvenus à tromper la vigilance des membres de quatre écoles de la banlieue de Miami par le biais d'un mail de phishing. Le mail contenait un message d'alerte et un petit bouton où il était conseillé de cliquer pour éradiquer un virus présent sur l'ordinateur. Au bout du click, un virus, un vrai. Si celui-ci n'a pas été détecté pendant quelques mois, les hackers ont pu selon UDT recueillir durant ce temps des informations personnelles des utilisateurs. "En novembre, la photo d'une personne semblant être l'un des hackers et habillée à la façon d'un combattant de l'Etat islamique est apparue sur l'un des sites web d'une des écoles du district", précise le Miami Herald, qui ajoute que la photo est restée 24h, avant de réapparaître un mois plus tard sur le site web d'une autre école du district.

"Ils n'étaient pas simplement à la recherche des identités et numéros de sécurité sociale des étudiants", souligne UDT, qui ajoute qu'après enquête, les hackers étaient surtout à la recherche d'une manière d'infiltrer des systèmes informatiques gouvernementaux dits "sensibles", comme le système informatique de vote par État.

"Heureusement, les hackers - du Maroc, pas de Moscou -", note le Miami Herald, n'ont pas atteint leur objectif mais "ont réussi à exposer la vulnérabilité des réseaux des écoles de Floride", ce qui aurait pu leur permettre d'accéder à d'autres systèmes du gouvernement américain.

Si UDT identifie les hackers comme un groupe basé au Maroc et répondant au nom de MoRo, la structure d'intelligence informatique précise qu'il n'y a aucune preuve que les hackers soient liés au gouvernement marocain.

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